X. 1635. Louis XIII
Le culte de l'amour et de la volupté est le cancer de la nation française. Proudhon (1809/65).
La République manque de femmes légitimes ; elle a trop d'unions libres. L. Gambetta (1838/82-3), pseudo-célibataire.
En France, on prend les désirs de la chair pour les droits de l'homme... En 1870, ce qui a succombé avec la France, c'est la déesse lubricité.
Matthew Arnold (1822/88).
Paris...' ne croit qu'au maillot des danseuses et au carnet des agents de change. A. Vacquerie (1818/95).
Je ne vois plus sur la scène [française] qu'un foyer de libertinage et d'impudicité, où l'on expose des nudités honteuses.
J. Favre (1809/80).
Le théâtre [français] n'est même plus la débauche de l'esprit, ce n'est plus la débauche du regard. Ce qu'on n'avait jamais vu, c'est l'apparition d'une nouvelle classe de femmes qu'on peut appeler l'aristocratie du vice... E. Pelletan (1813/84).
Le théâtre français est tombé dans la « rosserie » et le libertinage. Il a exploité toute la gamme des sensations physiques... Pour entretenir l'excitation, pour éviter la satiété et l'indifférence, il a fallu donner toujours plus, pratiquer la surenchère, et on a ainsi dépravé chaque jour davantage le goût public, par le moyen d'un art qui s'était, pour lui plaire, dépravé... De l'exaspération on en est venu, naturellement, inévitablement, à la perversion. On est passé de la physiologie à la pathologie... (2).
Env. 1912. F. Roz.
Actuellement, en France et non moins en Belgique, la chronique dramatique d^s journaux devient une chronique de pathologie sexuelle.
Le théâtre « brutal » et « rosse » continue toujours de fleurir parmi nous, en France, avec l'audace de scandales que vous lui connaissez...
(1) A Paris... les femmes sont tellement défigurées par leurs dégoûtants artifices, qu'une femme naturellement belle serait méconnaissable aux yeux d'un honnête Allemand. W. A. Mozart (1756/91).
(2) Dans l'état actuel des théâtres, et tel qu'est le public, j'ai peu d'estime pour une pièce qui réussit; c'est le signe de médiocrité ; il faut au public quelque chose d'un peu grossier... Je me méfie aussi d'un livre qui réussit sur-le-champ et sans au moins un intervalle pour que l'élite puisse y convertir la masse idiote. 1833. A. de Vigny (1797/1863).
En 1833 ! Qu'eût donc écrit de V. en 1921 ?
Au théâtre, ce que la passion inspire de plus bas est ce qui réussit davantage. L. Veuillot (1813/83).
Hélas ! a Bruxelles aussi cela se vérifie d'une façon saisissante !
Les affiches les plus détaillées dans leur cynisme s'étalent sur nos murs en spécifiant aimablement que les spectacles qu'elles célèbrent ne s'adressent qu'à des spectateurs « âgés de plus de seize ans » ! (1).
Env. 1912. F. de Witt-Guizot.
L'horizon redevient aussi sombre qu'aux mauvais jours* Cela n'empêche pas les gens de danser avec fureur... C'est une fièvre qu'encouragent certains écrivains qui poussent le public aux idées les plus démoralisantes. Au théâtre surtout... Nous en sommes à regretter l'époque lointaine où l'on exploitait l'insipide adultère. Je ne parle pas des petits théâtres qui pullulent et où les pièces faisandées sont d'un relâchement, d'une crudité de ton et de manière à ne pas croire : là c'est l'ordure ! Mais c'est dans les grands théâtres que se manifestent, sous des formes attirantes, les idées les plus pernicieuses, que se distillent les poisons les plus subtils... 21. II. 1920. Jean-Bernard.
Les journaux les plus obscènes s'alignent à la devanture des kiosques et à la porte de nos collèges [en France]...
Env. 1912. F. de Witt-Guizot.
[ La littérature matérialiste française] fournit certains journaux quotidiens (ces journaux qui constituent la seule lecture de la majeure partie de nos ouvriers et de tous nos paysans) d'articles graveleux que la femme ou la jeune fille peuvent lire après que le père les a posés sur la table de famille, et elle étale aux devantures des librairies les éditions pornographiques à bon marché : pour cinquante centimes on a tous les vices en un seul volume.,. (2). Comment s'étonner que... le matérialisme anarchique ait poussé de si vigoureuses racines dans le domaine des joies du cœur et de l'esprit, qu'il semble les avoir désormais abolies ? Comment s'étonner que, de proche en proche, il y ait tué jusqu'à tout sentiment quelconque de l'art, jusqu'à toute notion d'une beauté possible de la vie ? Comment s'étonner... qu'il aboutisse à la désorganisation de la
(1) En Belgique, la toute récente loi sur les cinémas obscènes ne s'in- Quiète pas de protéger les jeunes filles si elles ont atteint seize ans !!! Étonnez-vous que la nation pourrisse à vue d'œil. Tous les pays voisins ont eu recours, pour la protection de l'enfance, à des mesures beaucoup plus radicales que celles adoptées en Belgique. Celles-ci n'en ont pas moins provoqué un toile général ! C'est que nous sommes en pleine licence !
(2) Voilà ce qu'on imprime en France. Les turpitudes les plus invraisemblables sont tolérées, sinon encouragées; écoutons R. Poincaré: « S'il se trouvait un gouvernement pour vous empêcher de parler librement vous crieriez à l'oppression et vous auriez bien raison... L'Etat laisse' ses citoyens imprimer tout ce qu'ils veulent ».
J 1910. R. Poincaré (1860/...).
Tout, absolument tout ! On laisse ainsi pourrir la nation ! Mais si quelqu'un s'avise de publier' un écrit chrétiennement antimilitariste, s'il cherche à propager la doctrine de Jésus : « Tu ne tueras point », il est jeté en prison ! Hypocrisie de la « libre-pensée » !
La Haute-Commission interalliée des territoires rhénans vient d'ordonner l'interdiction et h» saisie, en territoire occupé, de divers ouvrages !
Avec quelle force les magistrats emploieraient-ils leur autorité pour supprimer un écrit séditeux contre le prince et le bon ordre de l'Etat, et en punir les auteurs !... On voit une foule de livres contre la religion, contre la pureté des mœurs; les magistrats s'endorment... On devrait verser des larmes de sang sur de tels abus. H. Humbert (1686/1778).
Société succédant à la désorganisation de l'individu ?... Nous pensons que moins que jamais aujourd'hui cette France passionnément aimée, mais épiée, jalousée et convoitée, ne doit alimenter une telle entreprise de démolition nationale : ce n'est pas ainsi qu'on fait, qu'on maintient ou qu'on affermit une nation. 1913. F. de Witt-Guizot.
Zola, c'est Hercule, qui entre dans les écuries d'Augias, — pour y ajouter !... X.
Le Panthéon est souillé par Zola (1) !