I. 1920. E. Brieux
Un million et demi de morts, rien qu'en France ! Pas une famille non endeuillée ! Et l'on danse bestialement, et l'on se vautre dans la fange !... Joie malsaine, pourriture païenne. Le salut n'est que dans un retour en masse à l'esprit chrétien.
(3) Il n'y a pas de mauvais livres (!?). Il n'y a pas de mauvais journaux (!?). (20. III. 1921 . J. Destrée (1863/...).
[A Paris] toujours même fracas, toujours même délire...
Même appétit des jeux, même soif de spectacles;
Toujours même impudeur, même luxe effronté,
Dans le haut et le bas même immoralité,
Même débordements, mêmes crimes énormes...
La race de Paris, c'est le pâle voyou...
Charbonnant en sifflant mille croquis impurs.
Cet enfant ne croit pas, il crache sur sa mère.
Le nom du Ciel pour lui n'est qu'une farce amère.
C'est le libertinage enfin en raccourci ;
Sur un front de quinze ans c'est le vice endurci...
... [A Paris] on meurt de débauche (1).
H. A. Barbier (1805/82).
Il y a en France une notable dégénérescence de la race...
« Un savant très éminent ». E. Perrier, 1915. Pour 10 naissances, 35 décès en [France]... Voilà une éloquence qui se moque de toute autre éloquence... et des grands gestes des moulins à vent électoraux... La France tout entière est coupable de haute trahison vis-à-vis des temps futurs. Ce ne sont pas des cuirassés qu'il lui faut, mais des berceaux; ce ne sont pas des généraux, mais des sages-femmes. Je propose de supprimer le ministère de la Guerre et de le remplacer par le ministère de l'Enfance... 31. I. 1920. R. Dévigne.
[En France] partout égoïsme, cynisme et trahison. Les vices bourgeois — sabotage et stérilité — pourrissant le peuple, les vices politiques — mensonge et parlementarisme — pourrissant tous les milieux. Où se tourner ? (2). 1920. J. Lotte.
Français, cessons de dire nous-mêmes que nous valons mieux que les Allemands, car nous finirions par nous rendre ridicules et odieux. X.
Ne voyez-vous pas que depuis vingt ans, tout s'abaisse, tout pâlit, tout s'affaiblit en France ? La population n'augmente pas. L'alcoolisme et l'immoralité ravagent e peuple. La criminalité de la jeunesse épouvante l'observateur. La médiocrité occupe tous les postes, et le pays semble ne plus produire d'hommes supérieurs. La générosité, l'esprit chevaleresque, la loyauté, la courtoisie, la pitié, le charme de la vie sociale ont fui de la France qui en était autrefois le paradis ; tout fait place à l' égoïsme, à la brutalité, à la grossièreté des sentiments et du langage, à l'injure et à la haine... La magistrature a perdu tout prestige. Le clergé est vilipendé. Le respect de l'autorité est éteint... Et, pendant ce temps, les nations rivales croissent en population, en prospérité, en cohésion, et attendent tranquillement que la France achève de se rayer elle-même de la liste des peuples qui comptent. Mais ces graves sujets de douleur et d'inquiétude ne préoccupent point la secte qui nous gouverne. Elle
(1) Une autre cloche (car le diable trouvera toujours à se justifier !) : Notre gaieté était prise pour de la frivolité, notre goût du plaisir pour de la mollesse, notre douceur de mœurs pour de la corruption, notre liberté de langage pour du cynisme. 1919. P. Gaultier.
(2) Où se tourner ? Pas du côté de la Belgique, où c'est la même chose ï
n'a pas d'autre souci que d'éteindre en France les derniers foyers d'indépendance, que d'abolir la religion et jusqu'à l'idée de Dieu (1) ; et le plus brillant de ses exploits est d'avoir, par une loi, renversé plus d'écoles que n'en eût détruit une invasion de barbares.
Env. 1900. Marquis de Vareilles (de Lille). Quelle destinée que celle de la France ! Quelle incomparable Histoire !
1920. Ch. Moureu.
La France, hier soldat de Dieu, aujourd'hui scldat de l'Humanité... sera toujours soldat de l'Idéal ! (2)