V. 1916. Ch. Richet
C'est dans le bonheur de tous que chacun trouve la garantie de son propre bien. Louis-Philippe (1773/1850).
De plus en plus nous apprenons qu'aimer son pays plus que tous les autres n'est nullement incompatible avec le fait de respecter tous les autres et de leur vouloir du bien. Th. Roosevelt (1858/1919).
Les peuples ne doivent pas être égoïstes, et le repos de l'Europe dépend de la prospérité de chaque nation. Napoléon III (1808/73).
Il faut faire aux peuples des Puissances Centrales une place digne dans le chœur des nations et les mettre à même de travailler à leur prospérité. 12. XL 1918. W. Wilson (1856/...). Si l'Europe centrale s'écroule, nous sommes menacés d'un cataclysme
qui pourrait engloutir la civilisation entière... Il faut éviter que l'Allemagnë ne s'écroule. 4. III. 1920. Lord Robert Cecil (1869/... \
Si les Anglais et les Français rendent la vie encore plus insupportable au peuple allemand, ils favoriseront le jeu des Junkers.
Fin 1920. G1 Sir Maurice.
Nous considérons l'existence d'une Allemagne libre et prospère comme nécessaire pour la civilisation européenne et nous ne désirons pas une Allemagne mécontente et réduite à l'esclavage, qui serait plutôt une menace à cette même civilisation.
3. III. 1921. D. Lloyd George (1863/...). Si nous sommes fidèles au souvenir des morts, dont on a assez dit — et j'espère qu'on ne l'oubliera point — qu'ils se sont sacrifiés pour tuer la guerre et pour libérer les peuples et les hommes; nous ne pouvons pas avoir d'autre but aujourd'hui que d'établir une Société des Nations vraiment fraternelle... Dès lors un rapprochement avec l'Allemagne est nécessaire. 31. I. 1920. J. Ernest-Charles (1875/...).
Seule une Société des Nations vraiment fraternelle... me semble capable d'écarter désormais tout risque de guerre... [et nous devons nous rapprocher de l'Allemagne]. 17.1.1920. V. Margueritte (1866/...).
La Société des Nations, tant qu'elle ne sera pas universelle, portera en son sein un germe de dissolution... 15. XII. 1920. Motta.
La Ligue des Nations doit être universelle, car elle représente pour ses membres non seulement des droits, mais aussi des charges. L'admission de tel ou tel pays ne doit pas être considérée comme une faveur, mais comme un moyen de le surveiller. XII. 1920. Puyerredon.
Fermer la porte aux Allemands, ce genre d'hypocrisie doit demeurer confiné à la Société des Nations... I. 1921. R. Johannet.
Le meilleur moyen de se défaire de ses ennemis, c'est de s'en faire des amis. Henri IV (1553/1610).
La paix du monde et le bonheur du genre humain ne dépendent pas uniquement des traités et des alliances entre Gouvernements. C'est l'appel d'un peuple vers un autre peuple pour plus d'amitié et plus de lumière qui rendra la guerre impossible et fera progresser l'humanité.
9. IV. 1920. Albert, roi des Belges (1875/...). La société souffre... de la haine entre frères... Le seul remède est le retour à la lumière de l'Evangile qui rappellera que tous les hommes doivent se sentir frères sur cette terre... L'Eglise doit faire tous ses efforts pour guérir les plaies dont l'humanité est affligée et pour coopérer à la réconciliation des peuples. 25. XII. 1920. Benoît XV (1853/...).
Il faut rétablir dans le plus court délai les relations d'amitié entre les peuples. Env. 5. IV. 1919. W. Wilson (1856/...).
Peut-on nier... que [à la suite de la guerre de 1914j l'intérêt de l'humanité ait reconquis une place à côté des intérêts nationaux ?... Les nations ont développé la conscience de leur solidarité, de la nécessité inéluctable de leur coopération. X. 1920. Mgr. P. Ladeuze (1870/...).
Je suis partisan des relations intellectuelles et sociales les plus étroites possibles entre les peuples civilisés, et spécialement entre la France et l'Allemagne... IV. 1895. M. Berthelot (1827/1907).
REPRISE DES RELATIONS INTELLECTUELLES, EN PARTICULIER SCIENTIFIQUES , AVEC LES CENTRAUX.
Au Moyen Age, époque que les fortes têtes se plaisent à décrier, la pensée était internationale. Actuellement, l'outrecuidance fait parler constamment de progrès réalisés et l'on s'amuse, soi-disant pour combattre la « barbarie » (?), à apporter, malgré l'Eglise catholique — qui, le protestant G u i z o t l'a bien dit, marche toujours la première dans la carrière de la civilisation, — à apporter des entraves à l'internationalisme dans le domaine scientifique ! L.
S'il est quelque chose d'international par excellence, c'est la science, parce que la vérité est une. 1915. Edm. Perrier (1844/...).
...La science est un bien général de l'humanité et doit être, comme telle, affranchie de toute frontière nationale.
1915. W. Ostwald (1853/...).
Scientific labours bring people together, and tend to break down national barriers and restrictions. Asaph Hall (1829/1907).
La science est un terrain neutre, et toute intervention des questions nationales a pour résultat de retarder sa marche en avant et se trouve ainsi nuisible au progrès de l'humanité. 1915. P. Achalme.
Ceux qui ont le don et la richesse du savoir ne doivent pas l'appliquer aux satisfactions égoïstes de l'individu, d'une caste ou d'un pays, mais au bien-être de l'humanité tout entière.