XII. 1920. Castelein (Président Ch. Comm. Anvers
Si la France veut maintenir son protectionnisme, cela ne prouve pas en faveur de la France, amie de la Belgique. Mais si elle voulait nous enlever le marché d'Alsace-Lorraine, que nous avons contribué à lui rendre, je considérerais cela comme une double ingratitude.
17. I. 1921. L. Strauss (échevin du port d'Anvers, président du Conseil Supér. de l'Industrie et du Comm.).
Il ne reste rien des engagements pris, à diverses reprises, par le gouvernement français, au cours de la guerre ; rien des déclarations formelles faites, à Spa, par M. Miller and, en personne, à M.Delacroix, en présence des nombreux journalistes belges qu'il reçut pendant la Conférence spadoise (1). L.
(I) Il avait été entendu que l'alliance militaire entre la France et la Belgique aurait été suivie d'un arrangement économique, car sans l'accord économique l'entente militaire est évidemment un corps sans âme. Ecoutons l'ambassadeur de France à Bruxelles :
Entre la France et la Belgique ce sera bientôt la liberté complète et la suppression de ce que l'on a si justement appelé les fils de fer barbelés du commerce. Entre la France et la Belgique, ces fils avaient quelque chose de monstrueux. Entre deux pays qui s'aiment et s'entendent comme les nôtres, l'alliance des intérêts réciproques ne sera pas plus malaisée que celle des cœurs... 14. VII. 1919. M. de Margerie.
Le gouvernement belge, naïf et presque aussi maladroit que le Comité de Politique Nationale, avait cru pouvoir compter sur la parole de nos voisins du Sud. Or, en décembre 1920, le ministre du Commerce de France dit et répète sans ambages qu'il ne veut plus entendre parler de rien ! Et voici des paroles prononcées par l'ambassadeur de France à Bruxelles, le jour de l'an 1921 :
Quelque désir que nous ayons de déférer au vœu de la Belgique, nous
La Belgique aura des amis, elle n'aura plus de protecteurs.