Pièces just., n
DÉMÊLÉS AVEC LE COMTE ET L ÉVÊQUE d'lRGEL 129
bon et la roche d'Aguilar pour une période de cinq ans et comme garantie de ses serments, déclarant, d'ailleurs, reconnaître la suzeraineté du comte sur toutes ses possessions.
Observons, en passant, l'intérêt de la clause matrimoniale contenue dans ce texte : elle fixe l'époque approximative de la mort d'Arnalde, femme du vicomte, et témoigne du désir très vif d'Ermengaud de retenir Arnaud sous son influence l.
La déclaration de paix 2 de Raimond-Roger et de son lils est à peu près semblable à celle de ce seigneur (7 septembre 1203). Le comte de Foix la renouvela, du reste, dans un acte3 daté du mois de septembre également. Ermengaud lui promit, en retour, son amitié et son appui contre toutes personnes, excepté contre Pierre Ferrandiz et Guillaume de Cardone.
Ces divers engagements ne suffisaient pas cependant au comte d'Urgel. Il voulait prévenir le retour des dernières guerres en rompant définitivement le projet d'union de Roger- Bernard avec la fille du vicomte. Là se trouvait, en réalité, le nœud de la question. Il obtint d'Arnaud 4, à cet eifet, la promesse de ne jamais donner en mariage Ermessinde ou toute autre de ses filles à Roger-Bernard ou à aucun autre des fils du comte de Foix. En cas d'infidélité à ce serment, Arnaud s'engageait à abandonner à Ermengaud les châteaux d'Estamarid et de Gastelbon, la roche d'Aguilar et toute la comtorie de Taus. Il déliait, en plus, Raimond-Roger et Roger-Ber-
1. Ce mariage n'eut point lieu à cette époque; trois ans après, il y eut, en effet, de nouveaux accords à ce sujet.