‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 105 sur 358 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

Baudos de Mont. — Comtes de Foix et Catalogne. I. 9

nard des conventions faites au sujet du mariage d'Ermessinde (30 septembre 1203) ».

Ermengaud réussit, d'autre part, à décider Roger-Bernard à épouser sa sœur Miracle. Conjointement avec son fils et six de ses chevaliers, le comte de Foix 2 fit à cet égard une promesse des plus formelles (1er octobre 1203). Il y renonça expressément au mariage de Roger-Bernard ou de l'un quelconque de ses fils avec Ermessinde ou aucune autre des filles issues de l'union d'Arnaud et d'Arnalde ; il abandonna également tout projet d'acquisition des vallées de Caboet, de San Juan et d'Andorre, en totalité ou en partie.

Le but d'Ermengaud perce bien clairement dans ce texte ; le comte ne cherchait évidemment à détourner Roger-Bernard d'une alliance avec Ermessinde que parce qu'il avait un ardent désir de faire échouer le plan de fusion des domaines de Caboet avec ceux de la maison de Foix ; il espérait triompher des résistances de Raimond-Roger en offrant à Roger-Bernard la main de sa propre sœur. Cette perspective était assez flatteuse pour séduire ceux-ci ; il ne paraît pas néanmoins que, malgré leurs serments, ils aient jamais donné suite aux vœux du comte 3. Assez heureux pour sortir de captivité dans les conditions indiquées, Raimond-Roger eut ainsi la bonne fortune de pouvoir reprendre ses projets d'avenir avec Arnaud de Castelbon. Quelles circonstances lui permirent d'éluder, de la sorte, ses engagements avec Ermengaud? les documents ne nous l'apprennent pas ; ils nous permettent seulement de

1. La paix n'était, sans doute, pas encore arrêtée d'une manière définitive entre l'église et Arnaud; le comte promet, en effet, à celui-ci de ne point lui être hostile, si l'évêque ne veut pas traiter d'un accord avec lui par son intermédiaire.

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