‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 109 sur 358 · Martène, Amplis, coll., t. I, col · texte numérisé non relu

Martène, Amplis, coll., t. I, col

Cette clause sera nulle, il est vrai, si Arnaud n'épouse pas Eliessende. Ermengaud assure, toutefois, à ce dernier un legs de 40.000 sous barcelonais après sa mort et celle d'Elvire, sa femme, en raison des nombreux dommages qu'il lui a causés. Il déclare, enfin, accepter la décision d'Arnaud et celle d'un tiers pour le règlement des questions encore en litige avec le comte de Foix.

On peut rapprocher de cette allusion aux négociations des comtes de Foix et d'Urgelun accord conclu1 entre Ermengaud et Raimond-Roger le jour même du premier traité passé avec Arnaud de Gastelbon (17 mars). Ils s'y remettaient mutuellement tous leurs griefs et se promettaient une aide réciproque contre leurs ennemis. Ermengaud donnait, en plus, au comte et à son fils une rente de 2.000 sous en fief, dont 1.000 sur ses revenus de Lérida, 500 sur ceux d'Albesa et 500 sur ceux de Balaguer.

L'exécution de cet accord souleva peut-être les difficultés mentionnées par le document du 19 avril. Il importe d'observer, en tout cas, que le traité susdit ne reproduit plus l'un des articles fondamentaux de la paix de 1203, celui relatif au mariage de Miracle. Comment Roger-Bernard réussit-il à écarter cette union? on l'ignore. Toujours est-il, celui-ci fut doublement heureux en cette affaire : non seulement il n'eut pas à sacrifier ses aspirations à une autre alliance, mais encore il parvint à ne pas encourir la disgrâce d'Ermengaud.

Les bons offices de ce dernier facilitèrent, sans doute, la conclusion d'un traité définitif2 entre l'église et Arnaud (13 nov. 1206). La sentence arbitrale rendue à ce sujet est la confirmation pure et simple de celle de 1201. Les clauses en

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