Arch. nat., Copie, J 878, n
3. Le registre 4 des archives de la couronne d'Aragon contient toute une série d'hommages prêtés aux comtes de Cerdagne et aux rois d'Aragon, pour le château de Son situé dans le Donnezan ; l'on peut y suivre la généalogie de la maison d'Alion. Le premier est celui d'Arnaud Ricoux (Rieulfi) et de Clémence à Guillaume-Raimond, comte de Cerdagne (n° 105). Vient ensuite le serment de Raimond-Arnaud, fils de Clémence, au même Guillaume-Raimond (nos 106-107). Rérenger-Arnaud, frère de Raimond-Arnaud, jure fidélité à Guillaume -Jourdain, comte de Cerdagne, fils de Guillaume-Raimond (n° 1 1 1) .Arnaud de Son, fils de Rérenger- Arnaud, fait de même pour Raimond-Rérenger III, comte de Rarcelone, l'acquéreur de la Cerdagne (n°113) et pour son fils Raimond-Bérenger IV (n° Ho). Bernard d'Alion, enfin, qui fdiam dicti A. de Sono in uxoremduxit, remplit ce devoir vis-à-vis d'Alphonse II, roi d'Aragon (n° 117).
mentionnent, en effet, beaucoup plus rarement. La veuve d'Ermengaud et le roi d'Aragon ne négligèrent pas, du reste, de lui octroyer des grâces. Une 1 convention (non datée) conclue avec lui par Elvire est caractéristique à cet égard : la comtesse y reconnaît avoir reçu son hommage pour les châteaux tenus par lui du comte d'Urgel, mais elle stipule, en même temps, qu'à raison de ce serment elle ne le soumettra pas au pouvoir du roi, ni d'Aurembiax, ni de Pierre Ferrand. Pierre II souscrit lui-même à cet engagement. Elvire réserve, toutefois, les droits de sa fille d'une manière expresse et déclare que le présent acte ne pourra leur nuire en rien.
Le roi d'Aragon sut donc se guider avec un tact parfait au milieu des difficultés résultant de la succession d'Ermengaud. Habile à se ménager les influences utiles, il témoigna également de dispositions fort conciliantes à l'égard de l'église d'Urgel. Il lui accorda 2 un privilège confirmatif de tous ceux concédés précédemment et reconnut 3 n'avoir aucun droit sur les biens de la Mître (21 mars 1211, n. st.). Mais le roi Pierre était mêlé, dès cette époque, à la grande guerre contre les Albigeois ; il y eut, avec le comte de Foix, des relations si fréquentes qu'il nous faut résumer les principaux faits de cette période.