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laquelle assistèrent Montfort, le comte de Toulouse et les légats du pape : Raimond, évêque d'Uzès, et Arnaud, abbé de Cîteaux. Il obtint la grâce du comte de Foix, à la condition, pour celui-ci, de jurer obéissance aux ordres du Saint-Siège et de ne plus attaquer les croisés. Simon de Montfort promit, lui-même, de rendre les terres de Raimond-Roger, à l'exception de Pamiers. De son côté le monarque aragonais, en qualité de « seigneur suzerain d'une partie du comté de Foix », mit garnison l dans le château de ce nom et assura aux légats que les croisés n'auraient à se plaindre en rien des gens de ce pays. Il s'engagea 2, de plus, à remettre le château de Foix entre les mains de Montfort, si Raimond-Roger venait à se séparer de la communion de l'Église et à perdre l'amitié du chef des croisés.*
Les légats payèrent le roi d'Aragon de ses bons offices en lui proposant de recevoir l'hommage de Montfort comme suzerain de Carcassonne 3. Cette offre devait bien cadrer avec les vues politiques de Pierre II ; il se fit néanmoins prier avant d'y acquiescer. Il accepta, d'ailleurs, pour son fils Jacques, la main de la fille de Montfort et il remit l'infant entre les mains de ce seigneur, afin de l'élever à Carcassonne 4.
Ses sentiments ne varièrent pas pour cela à l'égard du comte de Toulouse, son beau-frère ; il resserra même son alliance avec lui en donnant à Raimond, fils de ce dernier, la main de sa sœur Sancie 5. Ses efforts ne réussirent pas, cependant, à rétablir la paix, ni à empêcher l'excommunication et la déposition de Raimond VI par le concile d'Arles