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LE COMTE DE FOIX ET PIERRE II d'aRAGON 14 1
(1211). A ce moment, d'ailleurs, Pierre II dut quitter le théâtre de la lutte pour aller s'occuper des affaires de son royaume l.
La guerre reprit de plus belle pendant son absence et fut portée jusque sous les murs de Toulouse. Il en fut informé par les habitants de cette ville qui lui envoyèrent la relation 2 du siège de leur cité et des événements qui l'avaient précédé. Il est curieux d'observer, à ce sujet, le soin avec lequel les Toulousains tiennent à se justifier, vis-à-vis de lui, de toute participation à l'hérésie. C'est là une nouvelle preuve des véritables sentiments de Pierre II à l'égard de la doctrine albigeoise : s'il venait soutenir les comtes de Foix et de Toulouse, c'était à cause des liens de vassalité et d'alliance qui les rattachaient à lui ; plus encore, sans doute, dans le désir d'exercer une action politique dans le Midi de la France.
Le voyage rapide du roi d'Aragon à Toulouse, au commencement de 1212 (il y établit3, pour son lieutenant auprès de Raimond, un chevalier nommé Guillaume de l'Echelle), ne doit pas être sans relation avec la lettre précitée. De retour en Espagne, il prit part à la campagne contre les Maures, marquée 4 par la fameuse victoire de los Naves de Tolosa (16 juillet).
Pendant ce temps, la guerre tournait, de plus en plus, en faveur de Simon de Montfort ; celui-ci s'était emparé du bas pays de Foix et de presque tout le comté de Toulouse. Dans sa détresse, Raimond alla implorer le secours de Pierre et obtint de lui l'envoi d'une députation auprès d'Innocent III, pour se plaindre des procédés des légats et de Simon. Les