‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 12 sur 358 · MAISON DE BARCELONE ET MIDI DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

MAISON DE BARCELONE ET MIDI DE LA FRANCE

Extension, dans l'ancienne Septimanie, de l'influence des comtes de Barcelone, grâce aux relations politiques et religieuses qui existaient entre les deux versants des Pyrénées.

La chute de la dynastie carolingienne avait définitivement rompu les rapports politiques de la Marche d'Espagne avec la monarchie franque. Il n'en subsistait pas moins des relations multiples entre cette province et l'ancienne Septimanie. La même vie circulait, pour ainsi dire, entre les populations de ces régions : leur langue et leurs mœurs étaient semblables, leurs souvenirs se reportaient au temps où les princes carolingiens les avaient dotées de privilèges communs.

Certains territoires du versant septentrional des Pyrénées se trouvaient même appartenir à des seigneurs catalans ; tels, les pays de Fenouillède, de Saut et de Valespir, qui étaient devenus la propriété du comte de Bésalu; le Capcir et le Donnezan qui dépendaient du comté de Cerdagne. Il devait résulter de cette situation un contact intime entre les diverses régions limitrophes des Pyrénées.

Ce n'est pas tout : le lien religieux était encore l'occasion de rapports continuels entre le Midi de la France et la Catalogne. Depuis la destruction1 par les Sarrasins de la ville de Tarragone (vers 690), les évèchés suffragants de cette métropole avaient été incorporés dans la province ecclésiastique de Xarbonne. Il en fut ainsi pendant plusieurs siècles, jusqu'à la restauration de l'archevêché de Tarragone en 11892.

Durant cette longue période, les conciles se succédèrent

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