‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 126 sur 358 · hl., th., p · texte numérisé non relu

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ROGER-BERNARD II ET LES ÉVÈQUES d'l'RGEL 153

Le mémoire d'Urgel rapporte * un autre méfait de Roger- Bernard. Il avait construit un château à l'entrée même de la vallée d'Andorre, dans la localité de la Bastide de Pons, qui était un alleu de l'évêché. Etablis dans ce poste, ses gens dépouillaient les passants, refusaient de livrer à l'évêque la nouvelle forteresse et l'empêchaient d'y pénétrer pour rechercher les hérétiques. En interceptant le passage le plus fréquenté de la Seo en Andorre, le comte portait une sérieuse atteinte aux droits de l'église sur cette vallée.

Le comte de Foix fortifie son pouvoir par l'organisation féodale de ses domaines et par des alliances.

Tout en envahissant les biens ecclésiastiques, Roger-Bernard ne négligeait point d'étendre ses domaines par la voie régulière des achats et des traités. C'était le meilleur moyen de fortifier son influence en Catalogne, d'y augmenter du même coup sa puissance d'action contre l'autorité épiscopale.

Le 21 mai 1220, Ermessinde, sa femme, avait acheté "2, pour 150 sous barcelonais, la part d'Arnaud Galiner, archidiacre d'Urarel, dans le mas d'Arnaud Marti d'Arts et dans celui de G. -Bernard de Tor. Raimond de Vilamur engageait 3 également à Ermessinde, moyennant 300 sous melgoriens, ses droits sur les châteaux d'Aos et d'Arts et à Ferrera (29 juin 1226).

Roger-Bernard et celle-ci firent, la même année, une acqui-

i. Pièces just., n° 48, p. 109.

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