Arch. nat., J 879, n
ROGER-BERNARD II ET LES ÉVÈQIES d'i'RGEL I '■')'■')
celles de la Bastide de Pons, à l'entrée de l'Andorre, de Ballestar et de Castell-Cmtat, à l'ouest, de la Bastide d'Ortons, au sud-est; c'étaient autant de refuges d'où il était facile aux bandes armées de barrer ou de gêner les communications de l'église avec ses possessions.
En Cerdagne, Roger-Bernard s'occupait, avec un soin pareil, de la question du service féodal et des constructions nouvelles. Il donnait ' ainsi en fief à G. de Urg et à Blanche, sa femme, les châteaux d'Avida et de Pruglans et leur permettait, en même temps, de bâtir un fort à Aristot. à condition de le tenir de lui et de l'aider dans toutes ses guerres (1er janvier 1229, n. st.).
Cependant, Ermessinde mourut peu après (1230), laissant à son fils Roger le vicomte de Castelbon pour héritage, avec substitution en faveur de la sœur de ce dernier. Au cas où l'un et l'autre viendraient à mourir sans enfants, cette succession devait échoir aux plus proches parents de la défunte après la mort de son mari. Cette éventualité ne s'étant pas réalisée, le vicomte resta définitivement dans la maison de Foix.
La mort d'Ermessinde ne diminua point l'intérêt de Roger- Bernard pour ses terres d'Espagne. De concert avec son fils, il continua d'y augmenter petit à petit ses domaines ; cependant il ne voulut pas. semble-t-il, étendre son action beaucoup au delà des limites du pays d'Urgel ; plus soucieux de profit que de gloire, il préféra ne point trop se mêler aux affaires générales de la Catalogne afin de se consacrer tout entier à la surveillance des siennes propres ~.