Bibl. nat., coll. Doat, vol. 192, f0!i 205 et suiv
château d'Avisar ; ils décidèrent enfin qu'il tiendrait en fief de Nugnès le château de Son.
Roger-Bernard reconnut l en conséquence, et d'une manière solennelle, la suzeraineté de celui-ci sur la forteresse de ce nom ; il lui en prêta hommage, et déclara que, selon la coutume des ancêtres de ce seigneur, ce dernier pourrait, à son gré, y demeurer quatre mois par an (30 janvier 1237, n.
st.).
On 2 convint (même jour) d'un nouveau délai de deux ans pour la recherche des anciens accords passés, entre Arnaud de Castelbon et le roi d'Aragon, relativement aux fiefs de Cerdagne. Si les documents n'étaient pas retrouvés au bout de ce temps, les actes conclus entre Nugnès et Roger-Bernard auraient force de loi. Notre comte, finalement, donna 3 en commende à Arnaud de Son et à Bernard d'Alion les châteaux et villages d'Evol et d'Estavar et toute la terre du Donnezan (2 février 1237, n. st.).
Cependant, Roger-Bernard n'avait pas cessé, au milieu même de ces démêlés, de fortifier sa position en Gerdagne, soit en y faisant des concessions de fiefs, soit en y concluant des arrangements avec ses vassaux. Il avait ainsi donné 4 à Pierre de Saint-Martin l'investiture du château de Castelnau, près d'Anats, ainsi que de la roche et de la forteresse de Yelavedre, à condition de les lui rendre à toute réquisition (29 septembre 1233). Le même jour5, Bérenger de Soler de
1. Analyse. Arch. dép. de l'Ariège, Inv. gén. de Foix, p. 248, caisse 18, nos 6 et 7. — Arch. dép, des Basses-Pyrénées, E 392, f° 34 v°. — Bibl. nat., coll. Deeamps, vol. 61, f° 15o v°.