Bibl. nat., coll. Doat, vol. 23, f08 70 v° et suiv
lique, demandait, comme il en avait le droit, à rechercher les hérétiques de la seigneurie de Gastelbon. Le comte s'y refusait le plus souvent; de là un tel état d'hostilité que la juridiction spirituelle ne pouvait s'exercer dans le vicomte. Le prélat était exposé, dans ses visites pastorales, aux injures et même aux attentats des sujets du comte. 11 faillit ainsi périr à Eguils un jour que les habitants de ce village s'étaient ameutés à son passage ; il y fut assiégé dans la maison où il s'était réfugié et fut témoin des blessures faites au fils de l'un des chevaliers de sa suite *, Après de vaines sommations à Roger-Bernard, Pons finit par l'excommunier et le dénoncer comme fauteur, défenseur et receleur d'hérétiques -\
Un concile, réuni 3 à Lérida (fin de 1236 ou commencement de 1237), fut saisi delà question. Roger de Foix, fils du comte, s'y présenta et consentit à remettre le château et la ville de Castelbon entre les mains de Raimond-Foulques, vicomte de Cardone, ainsi qu'à ouvrir le vicomte aux inquisiteurs. Une