‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 147 sur 358 · kl., ib., p · texte numérisé non relu

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12il), et lui promit l de l'appuyer de toutes ses forces dans la guerre contre le roi de France (S avril 1242).

Cependant, les débuts de la campagne ne furent pas heureux pour les alliés : saint Louis écrasa 2 les armées anglaises à Taillebourg et força leur chef à lui demander la paix. Bien plus, il réussit à retirer au comte de Toulouse un de ses plus importants soutiens, en détachant de son alliance le comte de Foix lui-même. Ce revirement subit fait bien connaître le caractère peu scrupuleux de Roger IV ; plus occupé des intérêts de sa politique que de la fidélité à ses serments, il n'hésita point à déserter la cause de Raimond VII, lorsque les affaires de la ligue commencèrent à mal tourner. Il fit 3 donc la paix avec le roi de France et s'engagea même à le servir contre Raimond. Pour prix de sa soumission, il fut reçu au nombre des vassaux immédiats de la couronne : le bas pays de Foix fut soustrait 4, de la sorte, à la suzeraineté des comtes de Toulouse, tandis que le haut comté demeura, comme jadis, entièrement affranchi de toute vassalité (janvier 1243, n. st.).

Tranquille dans ses possessions françaises, Roger IV put désormais donner toute son attention à ses domaines de Catalogne. De même que son père, il y consacra la plus grande partie de sa vie à une lutte acharnée contre l'église d'Urgel. L'histoire de ses relations avec Pons de Vilamur, en particulier, est celle d'une guerre presque continue. Tour à tour rusé ou violent, il essaya de tous les moyens pour échapper à l'autorité de la Mitre. Acculé devant la nécessité de remplir vis-àvis d'elle ses obligations féodales, il porta, en cour de Rome,

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