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ses différends avec le pontife. Là, il mit à contribution toutes les ressources de la chicane, pour susciter des incidents, éluder les condamnations successives, retarder outre mesure le prononcé de la sentence définitive. Pendant ce temps, il continuait ses violences contre l'église et profitait des divisions intestines qui avaient éclaté au sein du chapitre lui-même. Les documents nombreux qui se rapportent à ces longs démêlés nous permettent d'en suivre le détail et d'en reconstituer la physionomie curieuse. Disons un mot auparavant, pour n'y plus revenir, des rapports de Roger IV avec Nugnès-Sanche, et avec le roi d'Aragon, au sujet du Donnezan.
Dès le début de son gouvernement, Roger se trouva dans le cas de reconnaître la suzeraineté de Nugnès. Il lui prêta J hommage pour le château de Son et ses dépendances, sous la réserve des anciennes conventions (2 novembre 12il). On stipula 2, du reste (même date), la pleine et entière exécution du présent accord, si le texte des vieilles chartes n'avait pas été montré à Roger, le dimanche du prochain Carnaval, au plus tard. Celui-ci obtint 3, néanmoins, d'être affranchi pour ce château de ses devoirs de vassalité vis-à-vis des enfants de Nugnès, si ce dernier arrivait à se faire concéder le comté de Cerdagne par le roi d'Aragon ou les droits de souveraineté sur cette forteresse. La mort de ce seigneur, survenue peu après (19 janvier 1242), empêcha le comte de régler cette question comme il l'aurait souhaité. Les exécuteurs testamentaires du défunt mirent 4, effectivement, Jacques Ier en possession de ces domaines, de sorte que Roger dut lui prêter 5 hommage pour
1. Analyse. Arch. dép. de l'Ariège, Inv. général de Foix, p. 249, caisse 18, n° 8.