‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 157 sur 358 · Pièces just.. n" i · texte numérisé non relu

Pièces just.. n" i

2. L'abbé de San Juan arriva le 11 et approuva ce qui avait été fait (ta., p. SU).

GUERRES DE ROGER IV àVEC PONS DE V1LAMUR 188

auparavant à la Seo où ils tirent ' conclure (22 octobre) une trêve entre les deux adversaires jusqu'à la prochaine fête de Pâques. Une amende de 500 morabotins y était stipulée contre celui qui la romprait ; le payement de cette somme était garanti par différents hommes de la Seo et de Castelbon. Chaque partie comprit st>s alliés dans la trêve. Du côté du comte se trouvaient R. de Travesseres, G. Hue, G. d'Aragal, ete. ; du enté de l'évêque, Bertrand de Bescharan, Bernard de San Estève, Guid, A. de Zaguardia, etc.

Durant cette suspension d'armes, le comte promit- aux juges d'exécuter les ordres qu'ils lui donneraient. Ceux-ci en écrivirent à l'évêque et en obtinrent une réponse semblable. On pouvait, dès lors, espérer un arrangement. Roger comparut lui-même à Ripoll, le 30 octobre, accompagné de son procureur. Celui de l'évêque, G., prieur de Saint-Jacques, s'y rendit de son côté, mais il fut récusé par le comte sous prétexte que sa procuration était nulle.

Cependant, on se réunit de nouveau le jour de la Toussaint. Roger montra une bulle obtenue par lui et présenta aux juges une longue requête. Il y faisait l'historique du procès et demandait l'annulation des sentences prononcées contre lui et la condamnation aux dépens de l'évêque et du chapitre. On donna copie de cet acte au procureur du prélat, afin d'y répondre le 13 novembre. Celui-ci s'y refusa 3, attendu que, pendant le cours des débats, le comte avait fait la guerre à l'église, lui avait pris huit châteaux et causé de grands dommages. Il réclamait, avant tout, la restitution des forteresses ainsi enlevées.

1. Oriff. Arch. nat., .1 s"".), n° tri. cl Pièces jusf., p. si.

Page 1