I. Pièces just., p. si cl Si
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:t. Id., |>. 82.
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condamnation par contumace. Ce document doit être du printemps de I2")2; le d lai accordé aux parties pour se présenter au tribunal du Saint-Siège expirait, en ell'et. au commencement du carême de cette année '.
Nous ne connaissons pas la décision de 1 évèque d'Ostie ; nous savons fort bien, cependant, que Roger ne resta pas inactif en présence des démarches de son adversaire. Il fit au pape l'exposé de ses griefs dans une lettre ~ qui est un vrai chef-d'œuvre d'hypocrisie et d'adulation. Nous tenons à en donner ici l'analyse, car elle achève bien de dépeindre le caractère de l'astucieux comte de Foix. Elle fut remise à Innocent IV à Pérouse, le 18 :; avril de l'année 12o2, très probablement.
Ce seigneur y débute par des remerciements exagérés, pour les faveurs dont il n'a cessé d'être comblé jusqu'à présent par le siège apostolique. Il est tout prêt à lui témoigner sa reconnaissance par des actes, si l'occasion s'en présente, bien qu'il lui soit impossible de le faire d'une manière digne des bienfaits reçus. Il soumet sa personne et ses biens au bon plaisir du pape et lui rappelle, par une flatterie habile, les liens du sangqui les unissent, puisqu'ils sont issus tous les deux de l'illustre race des comtes de Barcelone. Il serait d'autant plus humilié et confus que le pontife romain put apprendre quelque chose de fâcheux sur sa personne et les habitants de ses terres, et croire qu'il fût capable d'entreprendre quoi que ce soit contre l'Épouse du Christ.
C'est Pons, l'évèque d'Urgel, dont il voudrait bien pouvoir louer la sainteté (ac utinam pius), qui l'attaque injustement