Id., ib
3. Analyse. Arch. dép. de l'Ariège, Inv. de Foix, p. 117, caisse 40, n° 9. — Bibl. nat., coll. Decamps, vol. 61, f° 12.
Baldon de Mony. — Comtes de Foix et Catalogne. I. 13
sur la seigneurie d'Adragen , la vallée d'Ortons , le village de Trasjuvel et le pays compris entre le château de Tor et le pont de la Massana. Il lui donna, en compensation, des domaines situés en Cerdagne, loin, par conséquent, des points contestés à la Mitre : la bailie vicomtale d'Urg, les territoires d'Err, de Bolqucra et de Joch, depuis Puissent jusqu'à Tiurana, excepté le village de Méranges.
Cette politique d'absorption était singulièrement menaçante pour l'église ; celle-ci se trouvait de plus en plus enveloppée par la puissance du comte. Le but de ce dernier perce clairement dans un acte l relatif à la vallée d'Ortons (26 décembre delà même année), vallée s'ouvrant sur la Sègre, vis-à-vis de la Seo. Il en affranchit les habitants de tout droit de quête, à condition de lui payer une rente de 1 2 deniers et de consentir à demeurer dans le château qiïil se propose de bâtir dans la vallée.
Roger consolida, d'autre part, par divers traités, son alliance avec la famille de Cardone. Il reçut ainsi 2, en engagement de Raimond, son beau-frère, les villes de Solsona et de Villanova, la vallée et le château d'Acuta et la vallée de Lord, comme garantie des 30.000 sous melgoriens de dot de Brunissende, sa femme (21 avril 1250). Ce seigneur lui engagea 3 de nouveau les mêmes lieux, plus le val d'Aria et le château de Terrada (5 mars 1253, n. st.), se reconnaissant lui devoir une somme de 00.000 sous melgoriens, en partie pour la dot de Bninissende et en partie pour un emprunt fait au comte. Il
1. Analyse. Arch. dép. de l'Ariège, Inv. de Foix, p. 257, caisse 44, n» 113.
2. Orig. Arch. nat., J 879, n° 61. — Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 171, p> 124.
3. Analyse. Arch. dép. de l'Ariège, Inv. de Foix, p. 220, caisse 44, nu 21.
GUEKRËS DE ROGER IV AVEC PONS DE VlLAMUR 495
ajouta i au susdit gage le château d'Arberca (14 mars de la même année).
Tout occupé qu'il était à agrandir sa puissance en Espagne, Roger ne perdait pas de vue les occasions de l'étendre également dans le Midi de la France. C'est ainsi qu'il négocia (octobre 1252) le mariage de son fds Roger-Bernard avec Marguerite, deuxième fdle de Gaston, vicomte de Béarn. Cette alliance, l'une des plus heureuses de la maison de Foix, eut pour elle des résultats extrêmement considérables : elle lui fît acquérir le vicomte de Béarn, à la fin du xmc siècle, et les importantes possessions de la maison de Moncade dans les évêchés de Vieil, de Gérone et de Barcelone, au commencement du xivc.
1. Orig. Arch. nat., J 879, n° 63. — Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 171, f" 92.