Villanueva, Viage litt., t. XI, p
2. Cf. une lettre de S. Raimond de Pefiafort à l'archevêque de Tarragone et une autre de l'archevêque D. Benilo de Rocaberti. /'/., il>., p. 232-234.
3. Villanueva se demande s'il faut attribuer la déposition de Pons à la perversité de ses mœurs, à la haine de plusieurs membres du clergé, à la puissance du comte de Foix ou à toutes ces causes réunies. L'on ne possède pas le texte de la sentence pontificale, par conséquent l'on doit se contenter de faire des conjectures à ce sujet (t. XI, p. 93).
l'on est obligé d'en convenir, bien que l'historien impartial doive blâmer les moyens dont il s'est souvent servi. Il avait tiré parti, avec une merveilleuse adresse, des divisions intestines du diocèse pour se dérober à l'accomplissement de ses devoirs féodaux. La condamnation de son adversaire semblait, en apparence, légitimer ses résistances. Il ne faut pas oublier cependant que la question de la conduite privée de l'évèque et celle des droits de son église étaient parfaitement distinctes ; s'il plut a Roger IV de les confondre, il n'en appartient pas moins à l'étude consciencieuse des faits de rétablir, ici comme ailleurs, la vérité historique.
Durant ses querelles avec Pons, Roger ne cessa point, du reste, de fortifier sa puissance au delà des Pyrénées, soit en augmentant le nombre de ses vassaux, soit en agrandissant ses domaines par de nouvelles acquisitions. Il se fit ainsi vendre1, par Bérenger de Vilamur, le village de Castelas, en franc-alleu, moyennant 2.000 sous melgoriens (13 mai 1251). En 1253 (18 mars), il acheta2 les droits de G. de Salent sur les villages et châteaux de Salent, Montajocel, Cintynya et Pinyas, pour le prix de 20.000 sous melgoriens. Or, ces forteresses étaient précisément au nombre de celles qui lui étaient réclamées par l'église. D'après la déclaration même de l'acte de vente, le comte les avait fait garder et y avait élevé certaines fortifications.
Il profitait de toutes les occasions pour se substituer aux petits seigneurs habitant ses terres, principalement dans le territoire soumis à l'autorité directe de l'évèque. Il recevait 3, de la sorte (21 mai 1253), tous les droits de Bernard d'Alb
i. Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 171, f° 81.