I. Zurita, Anales, t. I, ad an
nouvel espoir. Il s'empara de différents châteaux et villes et finit par obtenir le comté d'Urgel en fief de la couronne d'Aragon. Les droits d'Aurembiax furent réservés, cependant, dans le traité conclu à ce sujet '.
Celle-ci vint, en effet, les réclamer et fut mise elle-même en possession de l'héritage de son père, à condition, toutefois, de reconnaître la suzeraineté du roi Jacques. Géraud fut contraint par les armes à renoncer à ces domaines 2.
Par suite de ces interventions multiples, l'autorité royale n'avait ainsi cessé de grandir dans les anciennes terres d'Ermengaud ; Jacques Ier l'accrut encore à la mort d'Aurembiax (1231); cette dernière n'avait laissé aucune postérité de Pierre, infant de Portugal. Il réussit à se faire céder, par celui-ci, les propriétés 3 de la défunte contre la seigneurie de Majorque et des îles adjacentes (29 septembre 1231). Les rois d'Aragon portèrent, depuis cette époque, le titre de comtes d'Urgel.
Les prétentions des Cabrera n'étaient pas éteintes, cependant ; elles furent ravivées, au contraire, par la mort d'Aurembiax. Pons, fils de Géraud, se jeta dans une guerre fort longue avec Jacques Ior. Finalement, il se remit à la merci du souverain (21 janvier 1236, n. st.) et obtint4 de lui le comté d'Urgel à titre de fief"'. Pons mourut en 1243, et ses états revinrent à Alvare, son second fils, Ermengaud, son aîné, ne lui ayant survécu que de quelques jours.
Arrivée à cette succession de la manière que l'on voit, la