Id., ad an
M. .1/-/ de vérifier les dates, éd. in-8°, IIe partie, t. 10, p. 78.
i. Arch. nat., J 879, n° 51.
ES. Le roi retint comme alleux les villes de Lérida et de Balaguer et donna, au même titre, à Pons les châteaux de Calasanz, Tartareu, Pinza, Aeer et Casserres.
maison de Cabrera ne pouvait avoir dans le comté qu'une autorité très amoindrie. Roger de Foix profita le premier de cette situation ; cela lui fut d'autant plus facile que les circonstances lui donnaient dans Alvare un suzerain tout enfant. Il le gagna si bien à son influence qu'il lui fit répudier Constance de Moncade et accepter la main de Cécile, sa sœur (1256). Bien plus, il obtint de lui et de son frère Géraud la cession, en franc-alleu, de tout le vicomte de Castelbon. Le traité ' fut passé (17 décembre 12oG) du consentement de Jacques de Cervera, curateur des jeunes seigneurs. La renonciation des deux frères était complète et s'étendait à la totalité de leurs droits sur les lieux et châteaux compris entre Oliana et le port de la vallée d'Andorre ; le col d'Arnat et celui de Creu ; la Gunarde et Pissent. Ils lui cédaient spécialement le château de Nargo, les vallées de Caboet et de Castelbon, Ciutat, Ce vis, les vallées de San Juan et d'Andorre, la forteresse d'Adragen et généralement toutes leurs prétentions sur le territoire du diocèse d'Urgel dans les limites indiquées. Il était expressément déclaré que Roger et ses successeurs ne seraient plus tenus à aucune obligation féodale vis-à-vis des comtes d'Urgel.
La concession de ces franchises mettait Roger IV au rang des grands vassaux de la Catalogne ; il ne lui manquait plus que d'être également délivré du joug de l'église; mais, de ce côté, les obstacles étaient moins faciles à lever. Vainement, en effet, fit-il, par un procédé semblable à celui d'Arnaud de Castelbon 2, mentionner dans l'acte précité les vallées de Caboet, de San Juan et d'Andorre, ainsi que les châteaux de