‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 174 sur 358 · Orùj. Arch. nat., J 879, n · texte numérisé non relu

Orùj. Arch. nat., J 879, n

llc INTERVENTION DE ROGER-fcËRNARD UI EN CATALOGNE 207

et de Quérigut et sur les domaines ayant appartenu autrefois à Bernard d'Alion et il les passa [ à Guillaume de Son, (ils de ce dernier. Roger-Bernard n'eut garde, toutefois, de la décision royale et ne voulut pas se dessaisir du Donnezan. Jacques Ier 2 dut alors lui enjoindre (30 mars 1207) de remettre cette terre à Guillaume de Son ou, à son défaut, à Pierre Pauc de Perpignan. Ce dernier reçut 3, en même temps, l'ordre de se rendre auprès du comte et de requérir de lui la remise de la seigneurie précitée, afin d'en faire ensuite la délivrance audit Guillaume. L'on peut croire néanmoins que Jacques finit par s'arranger avec Roger-Bernard, car celui-ci se trouvait encore en possession du Donnezan au mois d'octobre de l'année suivante 4.

Mais une question plus grave était sur le point de troubler la Catalogne et d'y rallumer de nouveaux débats entre le roi et le comte : celle de la succession d'Alvare d'Urgel. Ce seigneur (y mars 1268) laissait, en effet, de sa première femme Constance de Moncade, une fille nommée Eléonore et, de son deuxième mariage avec Cécile de Foix, deux fils en bas âge : Ermengaud et Alvare. La maison de Moncade prit naturellement parti pour Eléonore, tandis que le vicomte de Cardone, défendit les droits des descendants de Cécile de concert avec plusieurs autres ricombres catalans.

Jacques profita •' de cette circonstance pour remettre la main sur le comté d'Urgel, dont il portait toujours le titre. Les exécuteurs testamentaires du défunt lui engagèrent une partie de la succession récemment ouverte, afin de payer les

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