Zurita, Anales, t. I, ad an. 12G
dettes de ce dernier et celles de son père. Géraud de Cabrera, frère d'Alvare, lui céda également ses prétentions sur le comté d'Urgel, le vicomte d'Ager et celui de Gastelbon 21 mars 12G8). Elles étaient basées sur une substitution faite en sa faveur dans le testament de Pons de Cabrera. Il ne retint que les châteaux d'Ager, d'Osse et de Tartareu, les villes de Claramont et d'Yvarz et quelques autres localités.
Les fils d'Alvare auraient été dans une situation fort grave s'ils n'avaient eu pour protecteurs le comte de Foix ' et le vicomte de Cardone. Ceux-ci se montrèrent très énergiques dans la défense de ces jeunes orphelins ; ils n'hésitèrent pas à entrer 2 en campagne contre Jacques Ier et à envahir le comté d'Urgel. Roger-Bernard avait tout intérêt, du reste, à prendre en main la cause de ses cousins : la domination directe du roi sur ce pays eût été une menace fort sérieuse pour l'indépendance du vicomte de Castelbon.
A la nouvelle de ces faits, Jacques se hâta de se rendre sur le théâtre de la lutte. Il manda 3 au comte de Foix (Balaguer, 25 septembre) de venir le rejoindre avec ses troupes et de lui rendre le service militaire, à titre de vassal. Roger-Bernard ne tint aucun compte de cet ordre et réunit, au contraire, ses forces à celles du vicomte de Cardone. Ils occupèrent ensemble
1. Zurita [Anales, t. I, ad an. 1208), parlant de cette guerre, ne cite pas Roger-Bernard. Il se contente dédire qu'au mois de septembre 1268, le roi d'Aragon s'avança jusqu'à Cervera, mil garnison dans les châteaux tenus de lui en fief et laissa quelques troupes pour garder ces forteresses et défendre le comté d'Urgel contre Raimond de Cardone et ses alliés.
2. Ils avaient eu quelques difficultés avec le roi dès le commencement de 1208, à propos du comté d'Ampurias. Jacques leur défendit (Arch. d'Aragon, reg. 1 i, f° 93 v°), en effet, ainsi qu'au comte de PaiUars, de porter la guerre dans ce pays (2 avril). Il manda, le même jour (Ici., j'/j.), à ses viguiers, bailes, conseillers, etc., de secourir le comte d'Ampurias contre ces seigneurs.