‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 177 sur 358 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

~. Id., p. M6 et 132 in fine.

Baudon de Monï. — Comtes de Foix et Catalogne. I. 14

Alliance conclue entre Roger-Bernard et Vinfant Pierre [1269).

Plutôt que de pousser la guerre avec vigueur, l'infant paraît avoir préféré la voie des négociations. Dès l le 5 janvier 12(19 (n. st.), en effet, il accepta la mission dont l'avaient chargé Roger-Bernard, Raimond de Cardone et Arnaud-Roger, comte de Paillars, de trancher par un arbitrage leur différend avec le roi. Pierre conclut avec eux une trêve qui devait durer jusqu'au huitième jour après Pâques; il leur accorda, de plus, un délai de quinzaine, à partir du mardi suivant (8 janvier), pour proposer leurs demandes. Guillaume de Na Muntaguda, bailli de Lérida, promit, de son côté, au nom du roi, de se soumettre à la sentence de l'infant (8 janvier). Les parties comparurent à Lérida au jour assigné (22 janvier), mais il ne fut rien fait ce jour-là. La présentation des mémoires eut lieu le lendemain. Les seigneurs alliés y réclamaient contre certains arrêts royaux relatifs a des questions d'alleux : Jacques voulait décider de celles-ci, malgré leur opposition à ce sujet ; ils demandaient que le roi reçut l'hommage d'Ermengaud, fils d'Alvare, au lieu de garder les châteaux de ce dernier ; ils protestaient enfin contre l'invasion d'Ager par Jacques et les dommages causés par cette guerre; ceux-ci montaient, disaient-ils, à 3.000 sous d'or.

Le libelle du monarque contenait les articles suivants : le comte de Foix a été requis de rendre au souverain le service

1. Arch.du duc de Medinaceli à Madrid. Fonds de Cardona ; reg. intitulé : Diligencias de reposicion en et archivo de escrituras que se han hallado es tropead as, vol. I, n° 102.

lM [KTERVÈNflON DE KOGER-BEUNARD III EN CATALOGNE 211

féodal dû pour les châteaux tenus de la couronne, mais il n'a eu cure de Tordre royal; il est entré, au contraire, dans la ville d'Ager; aussi le procureur de Jacques demandait-il la condamnation du comte à la perte de sesliefs. Le roi réclamait, en plus, de Roger-Bernard l'observation des sentences relatives au transfert des villes du pays d'Urgel entre les mains de Jacques de Cervera ; or le comte s'y refusait, bien que le testament d'Alvare en eût ordonné ainsi.

L'infant assigna les parties, pour les réponses, au lendemain après la messe dans la chapelle du château royal. On ignore quelle fut la sentence ; le texte ' qui nous rapporte ces faits se termine, effectivement, par de très longues procédures, dont la conclusion fait défaut. Le présent arbitrage est aussi mentionné, sans plus de détails d'ailleurs, dans un acte '2 dont nous allons bientôt parler. L'on sait, en tout cas, que l'infant signa :!, quelques jours à peine depuis le commencement de cette affaire, un traité fort important 4 avec Roger-Bernard, Raimond de Gardone, Arnaud-Roger, comte de Paillars, Pierre de Berga, Bérenger de Cardone et Raimond-Roger (27 janvier 1269, n. st.). Ces nobles s'engagèrent à obéir à ses ordres, à défendre ses droits ainsi que ceux de son héritier et spécialement ceux de sa femme Constance 5. Ils promirent, en

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