Id., n
k La sentence de Pierre est, sans doute, antérieure à cette date; il eût été fort étrange, en effet, qu'il se fût ainsi accordé avec ces seigneurs avant d'avoir vidé leur différend avec son père.
5. Constance tenait ses prétentions sur le royaume de Sicile de son père Mainfroi qui avait été tué au combat de Bénévent gagné par Charles d'Anjou (20 février 1264). A la mort de Conradin, neveu de Mainfroi, lequel venait également de périr, après avoir perdu la fameuse bataille de Tagliacozzo (23 août 1268), l'ambitieux Pierre songea peutêtre à faire valoir les droits de sa femme sur le royaume de Naples. Ce document permet, du moins, de le supposer.
outre, de faire tous leurs efforts pour gagner à sa cause les membres de leur famille et les amener à se lier avec lui par les mêmes serments. Ils stipulèrent enfin de le suivre à la guerre, sauf toutefois la fidélité due au roi son père.
Pierre, de son côté, les prit sous sa protection et jura de les défendre comme ses vassaux, ainsi que de leur conserver leurs alleux, fiefs, franchises et tous leurs biens, usages et coutumes.
Il contracta même un engagement spécial vis-à-vis du comte de Foix, celui de le soutenir contre les barons catalans qui lui causeraient préjudice, s'il lui arrivait jamais d'être en guerre avec le roi de France ou d'autres personnes d'au-delà les ports. Il lui accorda le libre passage sur ses terres et lui assura un bienveillant accueil de la part de ses sujets.
Il faut ne pas connaître le caractère et les dispositions de l'infant Pierre pour s'étonner de lui voir conclure un traité pareil, si peu de temps après les graves dissentiments qui venaient d'éclater entre Jacques Ier et les alliés. Ce prince nourrissait, en effet, un sourd mécontentement contre son père, depuis que ce dernier avait partagé les domaines de la couronne J entre Jacques de Majorque et lui ; aussi n'était-il pas fâché de se créer un parti parmi les seigneurs de Catalogne : les griefs récents des nobles contre le roi durent lui rendre la chose très facile.
Quelques mois plus tard, Jacques Ier 2 cimenta la paix avec Roger-Bernard en lui abandonnant les droits qu'il pouvait avoir sur le vicomte de Castelbon, à raison du crime d'hérésie imputé à Arnaud et à Ermessinde de Castelbon ainsi que ceux à provenir d'une condamnation éventuelle de ce vicomte et
1. Dès le 1S octobre 1200, il avait protesté contre les projets de partage du roi Jacques (Tourtoulon, Hist. de Jacme Icv, t. II, p. .'i2N-:i2(.h.