ROGER-BERNARD III ET PHILIPPE LE I1AHD
lerons plus spécialement L'attitude du roi d'Aragon et des
errands de Catalogne en cette circonstance. Des textes intéressauts permettent de relever des faits nouveaux à ce sujet.
Au moment d'entrer en lutte avec Philippe III, Roger-Bernard essaya de gagner à son parti la noblesse catalane. Il s'adressa ' notamment au comte de Paillars, à Gaston, vicomte de Béarn, qui possédait d'importants domaines en Catalogne, à Géraud, vicomte de Cabrera. Mais à la première nouvelle de cette tentative, Jacques Ier interdit 2 à ces seigneurs de lui fournir aucune aide contre le roi de France (1er mars 1272). La défense royale porta ses fruits sans doute, car Roger-Bernard ne paraît point avoir reçu d'Espagne de secours efficace durant ces hostilités. Il n'en continua pas moins ses avances au comte de Paillars, si l'on en juge par la donation qu'il lui lit 3, sa vie durant, de la vallée de Valferrere (17 avril 1272) 4.
Cependant, Philippe s'avançait rapidement avec des forces considérables ; il voulait prévenir un soulèvement du Midi et l'intervention d'une armée aragonaise. L'arrivée de troupes aussi nombreuses intimida Roger-Bernard ; les voyant approcher de Pamiers et du château de Foix, il essaya de négocier avec le monarque et eut recours, dans ce but, à la protection de Jacques Ier. Accompagné de Gaston de Béarn et de plusieurs seigneurs de sa cour, celui-ci entama des pourparlers avec le roi de France, mais il n'obtint aucun résultat; le comte, en effet, trouva trop dures les conditions de la paix et se rejeta dans le parti de la résistance. Le château de Foix eut donc à soutenir un siège en règle, à la suite duquel Roger-