‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 184 sur 358 · Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 173, f · texte numérisé non relu

Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 173, f

4. Le même jour, il constituait à Raimond de Peiramezia, chevalier, une rente de 200 sous à prendre sur les revenus delà vallée de San Juan [Id., f» 141 v°).

Bernard, réduit à l'extrémité, fut obligé1 de se rendre (5 juin 1272).

Justement irrité de l'audacieuse révolte de son vassal, Philippe le Hardi le traita avec rigueur et l'emmena prisonnier. Il se saisit, de plus, de tout le comté et chargea Pierre de Villars de l'administrer en son nom, à titre de sénéchal. Quant au château de Foix il fut livré à Jacques Ier (7 juin), sur l'ordre du comte, et remis ensuite au roi de France 2.

Différends suscités entre les rois d'Aragon et de France au sujet des châteaux du haut comté de Foix.

La remise à Philippe le Hardi de plusieurs autres châteaux du haut comté ne se fît pas sans difficulté. L'on constate, effectivement, que ceux de Montréal, de Lordat, d'Ax et de Mérens se trouvaient encore au mois de septembre (1272), sous la main du vicomte de Cardone, le représentant de Jacques. Comment expliquer ce fait en présence de la saisie totale opérée par Philippe III? Le monarque aragonais avait-il promis de servir d'intermédiaire pour la délivrance du haut comté tout entier, comme il l'avait fait pour celle du château de Foix et différa-t-il ensuite de tenir ses engagements? ou bien, en se rendant au souverain, Roger-Bernard avait-il conclu un accord secret avec son oncle Raimond de Cardone, dans le but de soustraire au roi de France cette partie de ses domaines?

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