‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 186 sur 358 · Id., t. IX, p · texte numérisé non relu

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que le père et l'aïeul de Philippe le Hardi avaient possédé Lordat en temps de guerre et qu'enfin l'opinion commune plaçait dans le pays de Foix les forteresses retenues au nom du roi d'Aragon l.

La démarche de Pierre de Villars resta sans succès, Jacques Ier n'étant pas disjiosé à céder aussi facilement. Roger-Bernard se repentit alors de ses manœuvres vis-à-vis du roi de France. Il craignit, sans doute, d être dépouillé entièrement de ses états, comme il était arrivé autrefois au comte de Toulouse : le roi l'avait fait resserrer et traiter plus rigoureusement dans sa prison. Il envoya donc au vicomte de Cardone Bernard de Saint-Romain, son écuyer, et Géraud d'Armagnac, son beau-frère, pour le déterminer à lui rendre les châteaux du haut pays de Foix -.

Informé de ces démarches, le roi d'Aragon menaça 3 le vicomte des peines les plus sévères, s'il s'avisait de céder à ces conseils; les châteaux réclamés dépendaient, en effet, disaitil, de son royaume (17 septembre). C'était dévoiler d'une façon bien claire le but intéressé de son intervention dans le comté. Jacques Ier, du reste, ne fut pas moins catégorique vis-à-vis de Roger-Bernard : celui-ci l'avait fait supplier par son écuyer d'accéder '' à la demande qu'il avait adressée au vicomte de Cardone. Il refusa net 5, n'admettant pas (25 octobre) que le roi de France fût capable de lui infliger des mauvais traitements pour le fait de châteaux dépendant de la couronne d'Aragon. Il lui annonça, d'ailleurs, l'envoi prochain d'une députation au roi Philippe, pour intercéder en sa faveur.

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