‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 187 sur 358 · ROGER-BERNARD III ET PHILIPPE LE HARDI · texte numérisé non relu

ROGER-BERNARD III ET PHILIPPE LE HARDI

Le vicomte de Béarn ne réussit pas davantage dans ses efforts auprès de Jacques Ipr. La réponse de celui-ci ' à Gaston (25 octobre) exprime bien le fond de sa pensée sur cette affaire. Il s'y déclare très mécontent des procédés du comte dans la question des châteaux en litige et dit, en propres termes, qu'il préférerait voir exécuter Roger-Bernard par le roi de France et trois autres comtes semblables, plutôt que de restituer ces forteresses.

Ce prince récrivit 2 au vicomte de Cardone ['21 octobre) pour le remercier du refus énergique qu'il avait opposé aux demandes de Roger-Bernard et lui annoncer le départ d'une mission chargée de traiter avec Philippe. Les ambassadeurs aragonais étaient au nombre de trois : l'évêque de Barcelone, A. de Castelnou, maître du Temple, et G., vicomte de Castelnou, son frère. Ils partirent vraisemblablement le 5 novembre, jour :{ où fut dressé 1 état des pièces qu'ils emportèrent dans le but de prouver à la cour de France les droits de 1 Aragon sur le haut comté de Foix. Ils ne fléchirent pas cependant le monarque français en faveur du comte et n'obtinrent pas plus qu'il se désistât de la revendication des châteaux du Sabartès.

Le roi d'Aragon fut donc obligé de céder. Il préparait 4 alors une campagne contre les Sarrasins et ne voulut pas, sans doute, laisser derrière lui une difficulté pareille. Aussi 5 ordonna-t-il à Guillaume-Raimond de Josa (8 février 1273), lieutenant du vicomte de Cardone, de remettre les forteresses du haut comté à un chevalier de sa maison, appelé Guillaume

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