‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 195 sur 358 · Cf. Id., ib · texte numérisé non relu

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vit ' immédiatement au comte (2 juin) pour lui réitérer sa défense de commettre aucune agression contre le prélat, vu que ce dernier était prêt à lui faire droit. Le roi tenait d'autant plus à l'exécution de ses ordres qu'il considérait comme un devoir pour lui-même de défendre les évèques et les biens d'église. Quant au prétexte tiré par Roger-Bernard de la coutume de Catalogne, Pierre le déclarait faux, par la raison que cette coutume concernait uniquement les guerres privées des chevaliers entre eux et ne pouvait d'aucune façon permettre à ceux-ci d'attaquer les clercs disposés à se rendre à de justes réclamations. Il terminait sa lettre en acceptant la proposition d'entrevue de Roger-Bernard.

Les protestations du comte n'étaient, toutefois, pas bien sérieuses ; elles étaient plutôt un moyen de gagner du temps et de mettre à profit l'absence de Pierre. Bien loin de cesser les hostilités, il ne tarda point, en effet, à envahir 2 les propres terres du roi, celles revendiquées par ses cousins, Ermengaud et Alvare, comme partie intégrante du comté d'Urgel. Son ambition était encouragée par l'état de surexcitation extrême dans lequel se trouvait alors toute la Catalogne : les barons étaient irrités de ce que le souverain n'avait pas convoqué, depuis son couronnement, les cortès catalanes à Barcelone, afin d'y confirmer les anciennes libertés et franchises 3 du pays.

Cependant, Pierre fut vivement ému à la nouvelle de l'invasion de ses domaines. Il députa 4 Etienne de Cardone, secrétaire de la reine, auprès d'Arnaud-Roger, comte de Paillars, et des seigneurs suivants : Guillaume, Bernard etR. de Angle-

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