Cf. Pièces just., n
en guerre avec les Maures. Le cas était d'autant plus pressant que Roger- Bernard comptait tirer de France et de Catalogne des secours nombreux contre l'église l.
Pierre III ne se fit pas prier car il comprit, de suite, la nécessité de s'opposer à une trop grande extension de la puissance du comte ; aussi s'empressa-t-il d'assurer sa protection à l'évêque et de prendre les mesures que comportaient les circonstances. Il invita- (29 avril 1277) le seigneur de Mirepoix :î ainsi que les sénéchaux de Toulouse et de Carcassonne à n'accorder aucune aide à Roger-Bernard et enjoignit 4 (même jour), à Arnaud-Roger, comte de Paillars, à Dalmau de Rocaberti, à Pons de Guardia, à Gaucerand de Pinos de ne point assister le comte contre l'évêque d'Urgel. Il ordonna5 pareillement aux viguiers de Manrèse et de Vich, à R. de Moncade, aux baillis de Ribagorza et de Paillars, aux viguiers de Gervera et d'Urgel, à R. de Urg et à Blanche, mère de celui-ci, d'amener leurs hommes au secours de l'évêque si ce dernier était attaqué par son adversaire.
Roger-Bernard reçut, en même temps, des lettres royales relativement à cette affaire 6. Il y répondit par la j>romesse 7 d'obéir aux ordres du souverain et de faire tout ce qui serait raisonnable ; il prétendit, toutefois, se justifier en invoquant l'article de la coutume de Catalogne d'après lequel il était permis de faire la guerre à ses ennemis et exprima finalement le désir d'avoir une entrevue avec Pierre III. Celui-ci récri-