‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 198 sur 358 · Cf. Pièces just., n · texte numérisé non relu

Cf. Pièces just., n

Vilaplana et autres pris sur ce dernier depuis son entrée en prison.

La paix définitive fut conclue, peu après, par l'intermédiaire de l'archevêque de Tarragone et de l'abbé de Poblet !. D. Antonio de Bofarull loue, à cette occasion, la magnanimité avec laquelle Pierre III accorde à ses ennemis le pardon et la paix, au lieu de les écraser. Nous avouons ne pas partager l'admiration de Fauteur espagnol et sommes convaincu que ce prince obéit beaucoup plutôt à une pensée politique qu'à un sentiment de générosité. Il retira, du reste, des avantages assez considérables de cette guerre pour que l'on puisse ne pas lui reconnaître un grand désintéressement en la circonstance. Les archives d'Aragon ont conservé des actes fort instructifs à cet égard.

Ermengaud, en eifet, ne recouvra2 le comté d'Urgel (11 décembre 1278) qu'à la condition de le tenir :i désormais en fief de la couronne « oh gratiam et honorent nobilis viri Ror/erii Bernarcli, comitis Fuxiensis ». La consécration définitive des droits de celle-ci sur le pays en question c'était déjà un premier et important résultat de la politique de Pierre III.

Ce monarque réussit, de plus (même jour), à stipuler4 le mariage de son fils Jacques avec Constance, fille de Roger- Bernard. Le vicomte de Castelbon tout entier était constitué en dot à la future épouse, qui devait, en outre, recueillir la

Page 1