Cf. M., n*92, p
2i() HELATIONS DES COMTES DE FOIX AVEC LA CATALOGNE
et ne traversa point la rivière, détail qui prouve combien les Catalans tenaient à leurs usages1.
Les comtes de Foix et d'Urgel arrivèrent eux-mêmes jusqu'aux portes de Lérida, maltraitant le pays, selon Monl'ar, au point que les laboureurs n'osaient plus sortir dans les champs 2.
Cependant, le roi Pierre ne semblait point s'empresser de paraître sur le théâtre de la guerre, quoiqu'il eût achevé sa campagne contre les Sarrasins. La suite des événements en fait voir la raison. Tant que les coalisés se tenaient dans la partie montagneuse de la Catalogne, il ne lui était pas facile de les réduire. Il espérait, au contraire, en temporisant, les attirer en rase campagne et les y écraser. Cela ne tarda point, en effet, à se produire.
Enhardis, sans doute, par la nonchalance apparente du monarque, les seigneurs rebelles allèrent concentrer à Balaguer la plus grande partie de leurs forces. Ils y réunirent environ 300 cavaliers et 7.000 fantassins 3.
Campagne du roi d'Aragon et prise de Ba.la.guer.
Dès qu'il eut appris l'agglomération des troupes ennemies, Pierre accourut de l'Aragon vers Lérida, où il renforça son armée des milices convoquées de toutes parts. Il eut bientôt sous ses ordres 3.000 cavaliers et 100.000 fantassins '', d'après