Id., fo
de Bénavent, R. de Orcau, Simon de Girundella et G. de Curte (24 février).
Cependant Roger-Bernard essaya, par un moyen fallacieux, de calmer la colère royale, s'il en était temps encore. Il entra ' en négociation avec l'infant Alphonse, lieutenant du souverain pendant son absence, et lui offrit de livrer a celui-ci les châteaux du comté d'Urgel et de le servir fidèlement pour le vicomte de Castelbon. C'était, il faut l'avouer, un singulier détour, alors qu'il s'agissait pour lui d'exécuter les engagements formels qu'il avait pris à la suite de la dernière guerre. Bien plus, il poussa l'audace jusqu'à se proposer au roi comme arbitre des difficultés de ce prince avec Raimond- Foulques de Cardone et les autres ricombres.
Pierre répondit 2 à la démarche du comte avec la plus grande fermeté (18 mars). Il entendait ne faire grâce à Roger-Bernard et au comte d'Urgel d'aucune des conditions marquées dans les récentes conventions et n'admettrait jamais que le comte de Foix 3 pût être juge ou arbitre dans une cause concernant ces seigneurs. Il demandait d'abord satisfaction pour les dommages causés dans ses terres par Raimond-Foulques et les autres barons et se montrait tout disposé à faire juger ensuite les questions soulevées par eux.
Les seigneurs coalisés ne se laissèrent pas intimider par cette réponse. Ils continuèrent 4 les hostilités en les accompagnant de ravages et de méfaits atroces. Raimond-Foulques passa le Llobregat et s'avança même jusque sous les murs de Barcelone. Le viguier de cette ville le contraignit, toutefois, à la retraite mais cessa la poursuite à la limite de sa viguerie