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à Tarazona et à Saragosse (septembre et octobre 1283) *. Pierre se sentait à la veille d'un conflit des plus graves avec la France, aussi ne put-il manquer de faire droit aux plaintes de ses sujets et de leur accorder la confirmation de leurs privilèges2.
Soumission de Roger-Bernard aux exigences du roi.
La captivité de Roger-Bernard durait déjà depuis plus de trois années lorsqu'il se décida enfin à entrer en pourparlers sérieux avec le roi. Tant que celui-ci avait été occupé à l'expédition de Sicile, le comte avait pu espérer qu'un heureux hasard l'aurait délivré de son ennemi ou qu'un moyen quelconque se serait olfert à lui pour esquiver les conditions mises à sa sortie de prison. Maintenant, au contraire, que l'inflexible Pierre revenait couronné de gloire toute illusion eût été incompréhensible. Il se résigna donc à négocier avec son vainqueur ou plutôt à subir ses lois. Il lui envoya deux de ses amis, Guillaume-Raimond de Josa et Guillaume de Castelauli, pendant le séjour du monarque à Tarazona3, afin de traiter de l'arrangement à conclure. Les clauses principales en étaient fixées d'avance, puisque, pour Pierre III, la base