Pièces just., n
3. L'infant prescrivit à Bernard Seriba de payer à G. de Vallclar 3.000 sous barcelonais, pour le compenser des dépenses que lui avait occasionnées la garde du comte de Foix, 3 février 1283, n. st. (Arcli. d'Aragon, reg. 71, 1> 133).
tions prouve, bien à quel point le roi se défiait de l'influence du comte sur ses anciens alliés et tenait à se mettre en garde contre toute tentative de conjuration ourdie entre eux.
L'intervention du vicomte de Cardone et de ses amis semble être restée sans résultat : Roger-Bernard demeurait immuable dans son obstination. Il arriva cependant à être tellement épuisé par les rigueurs de sa captivité que l'infant dut ordonner 1 à G. de Vallclar, son gardien, de lui faire enlever toutes ses chaînes, à l'exception d'une seule (Montblanch, 17 mars).
Les sentiments du comte n'avaient pas encore changé deux mois plus tard ; l'infant paraissait même, à ce moment, craindre des mouvements de troupes dans le but de le délivrer ; il prescrivit2, en effet, à G. de Vallclar (15 mai 1283) de veiller sur Roger-Bernard avec plus de soin que de coutume, de ne laisser parler personne avec lui, de faire occuper les passages des montagnes et de mander aux habitants du pays de se tenir prêts à les défendre, si des gens armés tentaient de les traverser.
Cependant Pierre III revint dans ses états après son expédition de Sicile ; il put s'apercevoir promptement des mécontentements provoqués par sa conduite dans les rangs de la noblesse : il avait commencé la guerre sans l'avoir consultée, contrairement à l'usage de ses prédécesseurs dans un cas semblable ; il l'avait continuée en appelant des étrangers à ses conseils plutôt que les ricombres ; il allait enfin causer à ceuxci un notable préjudice en aggravant leurs charges des contributions nécessitées par une expédition si importante. Tous ces griefs furent exposés aux cortès d'Aragon réunies par le roi