‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 225 sur 358 · Arch. d'Aragon, reg. 5-6, f · texte numérisé non relu

Arch. d'Aragon, reg. 5-6, f

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grande confiance dans cette tentative de conciliation ; il est facile de l'inférer de son ordre ' (même jour) à Etienne de Cardone de vendre les revenus des châteaux et lieux cédés à Roger-Bernard. L'on pouvait être assuré, en effet, que celuici, une fois libre, chercherait par tous les moyens à éluder ses obligations. Il prétendit- que L'échange du vicomte était nul, cet acte lui ayant été arraché par la violence et des traitements intolérables. Il sut également exploiter la situation faite au roi d'Aragon par les censures de Martin IV et se servit3 de cette raison pour se considérer comme délié du serment de fidélité ainsi que les autres sujets de Pierre. Il intrigua, en même temps, pour triompher4 des résistances de ceux des habitants du vicomte qui déclaraient ne pas connaître la bulle du pape ou s'estimaient obligés, malgré elle, de respecter l'accord qu'il avait fait avec le roi. Il obtint, à cet effet, du cardinal Jean Gholet, légat du Saint-Siège, l'envoi •• à l'évèque d'Urgel d'ordres très stricts (26 février 1284, n. st.) : celui-ci devait faire promulguer solennellement la bulle en question et, en outre, représenter à ses diocésains que le seul fait d'obéir à Pierre, ci-devant roi d'Aragon, sous le prétexte d'une convention jurée ou pour un autre motif quelconque les exposait eux-mêmes à toutes les conséquences d'une excommunication nominale et publique.

Toujours heureux et favorisé par des circonstances exceptionnelles, Roger-Bernard allait encore se tirer ainsi d'une situation fort difficile. Le monarque aragonais n'avait pas renoncé cependant à l'espoir de reprendre le vicomte de Gastelbon.

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