‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 228 sur 358 · Id., I'" CI · texte numérisé non relu

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Roger-Bernard est une preuve certaine de son désir d'arriver à une paix sérieuse. Les négociations, conduites rapidement, aboutirent à un traité1 préliminaire (27 mai) dont il est utile de donner ici la substance.

Le vicomte de Cardone et le comte de Paillars y reconnaissaient tenir en commende de Roger-Bernard les châteaux de Castelbon et de Roca de Nargo, pour une période s'étendant de ce jour à la prochaine fête de Saint-Michel, et à trois années ensuite. Passé ce délai, les places susdites devaient être restituées au comte de Foix, pourvu que, durant ce laps de temps, il n'ait causé aucun dommage au roi ou à ses alliés du fait de la terre d'Urgellet; dans ce cas, elles devaient être remises entre les mains du monarque. Il était stipulé, en outre, que Constance de Foix serait rendue à son père avec toutes les pièces concernant son contrat de mariage ainsi que celles relatives à l'échange du vicomte de Castelbon. Le souverain devait également absoudre les chevaliers et les hommes de cette seigneurie du serment de fidélité qu'ils lui avaient prêté.

Le présent arrangement, (Tailleurs, devait être approuvé par Pierre III sous peine de nullité absolue. Dans l'hypothèse du refus de celui-ci, les amis de Roger-Bernard s'engageaient à lui rendre le château de Nargo , mais en même temps à livrer au roi celui de Castelbon.

Le comte de Foix réservait, de son côté, l'avis du roi de France, clause vraiment singulière de sa part, mais témoignant bien de son habileté ingénieuse. Il profitait, effectivement, du moment où Philippe le Hardi préparait son expédition contre l' Aragon , pour s'abriter derrière lui et le faire intervenir dans une question entièrement étrangère aux droits de la dynastie capétienne. C'était bien le moyen de s'attirer

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