‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 230 sur 358 · I. Vaissète, l. X, roi · texte numérisé non relu

I. Vaissète, l. X, roi

tembre. Roger-Bernard donna son assentiment à ce nouvel arrangement (2 juin), et l'infant Alphonse en fit de même i juin).

Considérant dès lors l'expédition comme terminée, celui-ci prescrivit1 à R. de Molina de licencier les troupes qui avaient été réunies (2 juin). Il répondit', le jour suivant, à l'évèque d'Urgel qui lui avait fait parvenir ses excuses au sujet de la publication dans son diocèse de la bulle excommuniant le roi Pierre. Roger-Bernard, disait l'évèque, avait réussi par ses intrigues à obtenir du cardinal-légat l'ordre de promulgation. Il avait été impossible au pontife de s'y soustraire à cause de l'obéissance due à l'Eglise et du danger de perdre ses bénéfices. Mais, tout en s'exécutant, il avait, comme les autres prélats de Catalogne, dissimulé la chose le plus possible. Sur les explications de Jacques de Bianya, l'envoyé de Pierre d'Urg auprès de l'infant, celui-ci écrivit au prélat qu'il agréait ses raisons et comptait sur son dévouement à la cause royale11.

L'allusion ci-dessus à la conduite de la généralité des hauts dignitaires ecclésiastiques donne bien l'idée de l'opinion en face de l'invasion française : cette dernière ne servit qu'à réveiller le patriotisme populaire et contribua, mieux que les victoires de Pierre III sur la noblesse, à achever l'unité de la Catalogne.

Quelle suite le roi d'Aragon donna-t-il au traité conclu par le vicomte de Cardone et le comte de Paillars ? L'histoire ne nous a rien appris à cet égard. L'on sait seulement que Constance de Foix demeura en Espagne et ne fut rendue à son

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