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3. A son passage au monastère de Sexena en Aragon, où était enfermée Constance, fille du comte de Foix, Pierre la lil transférer à Lérida.
ROGER-BERNARD 111 ALLIÉ Dl ROI DE FRAKCE '21 \
lieu entre Philippe, ses (ils et ses courtisans. Appelé, en
cette occasion, à donner son avis sur la guerre, le comte de Foix fut ainsi interpellé par le roi : « Digats vos en comte qui sots quaix <lc Ca.ta.luny a havran nos conquesta en breu aquesta terra? » Roger-Bernard connaissait Pierre III par expérience, aussi ne put-il s'empêcher de rendre à ce prince un éclatant témoignage de bravoure1.
A partir de ce moment, notre comte paraît plusieurs fois dans le récit des chroniqueurs, soit comme conseiller du monarque, soit comme négociateur auprès de ses ennemis. Ses rapports avec la Catalogne le rendaient particulièrement apte à remplir ces fonctions. Desclot parle de lui dès le début de la campagne, à propos du siège de Salses. Les soldats français en approchant de cette ville y furent reçus à coup de pierres. Etonné d'un accueil semblable de la part d'une ville soumise au roi de Majorque, Philippe en exprime sa stupéfaction au comte de Foix. Ce dernier lui répond- que les gens du Houssillon aiment mieux le roi Pierre que son frère Jacques3.
Lorsque l'armée française parvint devant Perpignan les habitants de la ville refusèrent d'en ouvrir les portes. Leur résistance fut toutefois de courte durée, et Roger-Bernard, député vers eux, obtint qu'ils lissent un traité avec Philippe III4. Cependant celui-ci, arrivé à Fine, voulut avoir une g-arantie de la fidélité de notre comte. Il se lit remettre par lui quatre de ses principaux châteaux "' : ceux de Foix, Lordat, Mont-