‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 236 sur 358 · Vaissète, t. IX. p. L · texte numérisé non relu

Vaissète, t. IX. p. L

grenier et Monréal de Sos, avec la promesse de les lui rendre à la prochaine fête de la Toussaint (3 juin). Roger-Bernard dut se plier d'autant plus facilement à la volonté royale, qu'il était ainsi assuré de la protection de Philippe en cas d'attaque contre ses possessions.

Vainement Pierre III avait-il fait garder les cols des Pyrénées et s'était-il posté lui-même à celui de Panissars, les Français traversèrent la montagne, a l'improviste, par le port de Massana. Au lieu de les attaquer, le roi d'Aragon évita le combat1. Il n'avait, du reste, pas convoqué, dès le principe, les milices des villes : il aurait eu de la peine à maintenir la discipline parmi elles dans l'attente des troupes de Philippe et supporté de grands frais, sans résultat sérieux. Son projet était de couper celles-ci de la mer; puis, lorsqu'elles manqueraient de vivres et seraient engagées en plein pays ennemi, de les faire harceler par les Catalans, appelés tous sous les armes par l'Usage Princeps namque ~. Pierre exécuta son programme avec décision. Il abandonna successivement Peralada, Castello d'Ampurias3 et laissa ses adversaires s'emparer de Rosas4. La possession de cette place leur était indispensable, afin d'assurer les communications de l'armée avec la flotte chargée de la ravitailler.

La marche en avant des Français les conduisit bientôt devant la ville de Gérone\ Philippe III ne pouvait se dispen-

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