‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 237 sur 358 · Bibl.nat., coll. Clairambault, vol. 190, f · texte numérisé non relu

Bibl.nat., coll. Clairambault, vol. 190, f

5. Le siège commença le 20 juin, d'après l'inscription du xm° siècle conservée au Musée provincial de Gérone, cl dura jusqu'au •> septembre. Cf. Los Judios fit Geroha de D. Enrique Claudio Girbal (p. 16 en noie). En voici le texte: Anno Domini M0CCaLXXXoV° VI" kalendasjulii Felip rey de Fransa ai — lo poder seu e de Vesgleya cetia Gerona e combatela

ser de mettre le siège devant cette place qui était réellement la clef de la Catalogne. Le roi d'Aragon avait eu soin, d'ailleurs, d'en faire réparer les fortifications et de la munir dune bonne garnison. Raimond-Foulques, vicomte de Cardone, en prit la défense1, tandis que Pierre se retirait à Barcelone.

Cependant la longueur de ce siège allait causer aux Français de cruelles déceptions et les empêcher de pousser plus loin leur expédition en Catalogne. En vain, Philippe essaya-t-il, par l'intermédiaire du comte de Foix, de négocier avec le vicomte la reddition de la place, Raimond-Foulques repoussa fièrement les avances de Roger-Bernard, lui rappelant que la maison de Cardone portait un nom pur et qu'elle ne voulait pas le souiller par une trahison infâme-. Il fallut donc se résigner à faire un siège en règle. Les Français y endurèrent des souffrances affreuses. Sans compter les maladies qui semaient la mort dans leurs rangs, ils étaient décimés par des luttes journalières contre un ennemi dont les attaques se renouvelaient sans cesse. Des châteaux voisins de la ville s'organisaient de petites expéditions qui s'emparaient des convois de vivres, d'armes, d'argent et d'hommes. Ces derniers, dit Desclot, étaient vendus comme des Sarrasins (cap. CLVII) et chaque Catalan pouvait en acheter un pour moins de S sous.

Toutefois la famine avait réduit Gérone à la dernière extrémité ; le roi d'Aragon ayant inutilement essayé3 de la déblo-

— forlment a escut e a lansa e ab gins e ab caves e no la — poc arer per forsa mas per fam aese a pledeyar no — nas septembris d'aquel ayn e lengrenla Francescs — L jororns e per fam perderenla e com Gerona sia esprovada per — vertadera forsa guartse h ont d'aqui avant que nos perda per fam — loqual rey de Fransa ab son poder fo gitat e exi vensul <Ic Catalunya lo dia de — Sen Michel del sobredil ayn.

i. Bofarull, Hist. de Cataluna, t. III, p. 476-477.

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