‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 242 sur 358 · Areh. d'Aragon, reg. 65, f · texte numérisé non relu

Areh. d'Aragon, reg. 65, f

2. Los actes de la chancellerie aragonaise relatifs à Constance sont les suivants pour Tannée 1286 : Alphonse III, se trouvant à Gain lia (25 janvier), réitère à Etienne de Cardone son ordre de fournir à Bernard Cortit tout ce qui peut lui être nécessaire pour Constance et lui exprime son étonnement de ce qu'il s'y soit refusé (hl., ib., f° 32 v°). Le 8 février, le roi déclare au même sa volonté que Constance mette les vêtements de deuil, qu'elle s'était fait faire pour la mort du roi Pierre et lui prescrit de donner à la fdle du comte et à son entourage des habits appropriés à cette circonstance [Pièces just., n" 113). Le 18 du même mois, Alphonse enjoint à Guillaume de Hedorla, fermier des revenus du baillage de Lérida, de livrer à Etienne de Cardone ce dont il a besoin pour le service de ladite personne (Arch. d'Aragon, reg. 65, f° 57). Il ordonne encore (même jour) à Etienne de Cardone d'observer le règlement fait par son père au sujet de l'entretien et de la nourriture de Constance et même de l'améliorer, s'il y a lieu (ld., ib., f" 57 v°). Le jour suivant, Etienne de Cardone recevait l'ordre de verser à Bernard Cortit les sommes requises pour la fille du comte de Eoix (ld., ib., f° 59). Guillaume de Bedorta, successeur d'Etienne de Cardone comme bailli de Lérida, est invité (7 avril) à fournira Bernard Cortit L'argent et les autres choses nécessaires à cette princesse (Je?., ib., f" 132). De Saragosse, Alphonse ordonne (11 avril) à Guillaume de Bedorta de remettre à Bernard Cortit les vêtements d'été que doit porter Constance [ld., ib., f" 134). Le 9 juin (Lérida), le roi promet au même de Fin-

Altitude de Roger-Bernard jusqu'à la trêve conclue entre les rois de France et d'Aragon [juillet I 286).

A peine de retour de l'île de Majorque, Alphonse III reçut du comte de Foix, par l'intermédiaire de Raimond-Foulques, vicomte de Cardone, et d'Arnaud-Roger, comte de Paillars, la demande d'avoir une entrevue avec lui. Le roi agréa ce désir et accorda1 à notre comte un sauf-conduit valable également pour l'abbé de Marseille (14 mars 1286). L'on ignore, il est vrai, si Roger-Bernard se rendit réellement auprès du

demniser des dépenses qu'il fait pour elle (/>/., reg. 66, f° 122 v°). Il mande encore à cet officier (Barcelone, 24 juin) de fournir à Bernard Cortit tout ce qu'il lui faut pour Constance (Id., reg. 67, f° 44 v°). Le même jour, l'ordre est adressé à B. de Castello de payer à Bernard Cortit 793 sous moins deux deniers de Jaca pour les dépenses occasionnées par la fille du comte (Ici., ih., f° 145 v°). Ayant appris que Constance avait engagé à Lérida sa « bronxa » et sa couronne au prix de 1.300 sous de Jaca, afin de payer des vêtements qu'elle s'était fait faire pour elle et ses gens et de solder certaines autres dettes, le roi s'empressa d'ordonner (Figueras, 11 juillet) à B. de Castello de lui rembourser cette somme [Id.,ib.,î° 46 v°). — On a vu plus haut que pendant la guerre de 1283, Pierre III avait fait venir Constance du monastère de Sexena à Lérida. Alphonse la fit revenir dans celte abbaye vers la fin de 12S(). Il informa de cette mesure (Tarrega, ier novembre) G. de Redorta et lui enjoignit de verser à Constance, sur les revenus de Lérida, le tiers de ce qu'Etienne «le Cardone lui avait payé l'année précédente [Pièces just., n° 116). Le 14 novembre, ordre est signifié à Etienne de Cardone de recevoir de Bernard Cortit le compte de ses dépenses pour Constance (Arch. d'Aragon, reg. 67, f" 1 2S v°) et, le même jour, à G. de Bedorta de solder à Bernard Cortit toutes les dépenses qu'il a faites pour elle. Alphonse mande enfin (IS novembre) à Bernard de Castelpooyll de remettre h Constance 2.000 sous de Jaca, sur les revenus de l'évêché de Lérida l/r/., reg. 71, f" 2 v°). I , Pièces just., n° 1 1 i.

monarque et de quelles affaires il se proposait de l'entretenir; on peut croire, cependant, qu'il voulait conférer avec Alphonse au sujet de sa fille et du vicomte de Castelbon.

L'année 1280 nous a laissé, du reste, fort peu de documents intéressants sur les rapports du pays de Foix avec l'Espagne. Signalons, en passant, deux ordres1 du souverain (18 avril) prescrivant de mettre en liberté des hommes du vicomte de Castelbon qui avaient été faits prisonniers. Ils ne nous donnent, malheureusement, aucun détail sur cette affaire.

Une trêve fut conclue2, peu après, entre les rois de France et d'Aragon (15 juillet 1286), par l'entremise d'Edouard, roi d'Angleterre. Le comte de Foix y était compris comme allié de Philippe le Bel. Elle devait durer jusqu'à la Saint-Michel de l'an 1287. Des règlements spéciaux y furent faits relativement à Jacques de Majorque qui était en guerre avec son neveu Alphonse. L'on stipula qu'il devrait avoir manifesté, avant l'octave de l'Assomption, son intention d'adhérer ou non à la trêve. S'il n'acceptait pas celle-ci et envahissait les terres du roi d'Aragon, Philippe le Bel ne pourrait venir à son aide; si, au contraire, il était attaqué par Alphonse, le roi de France serait libre de lui porter secours.

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