‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 241 sur 358 · Vaissète, l. IX, p · texte numérisé non relu

Vaissète, l. IX, p

:{. Bibl.nat., coll. Clairambault, vol. 490, f" 127.

4. Cf. une lettre de Pierre III au roi de Castille (8 octobre 1288), citée par Bofarull, Ilist. de Cataluna, (. III. p. 510-5H. :;. A/., p. SOI.

marchaient après subirent des pertes énormes. Selon le témoignage ' du monarque aragonais, lui-même. 10.000 hommes furent massacrés au passage du col de Panissars. La litière royale arriva le i octobre à Perpignan et c'est là qu'expira le lendemain Philippe le Hardi"2. Telle fut la fin de cette triste expédition qui n'eut pour la France d'autre résultat que de lui coûter la vie de son roi et de milliers de combattants : les prétentions de Charles de Valois à la couronne d'Aragon étaient ruinées sans retour.

Pierre III suivit de près son adversaire dans la tombe car il mourut1 à Villafranca, au commencement de novembre de la même année. Le peuple lui décerna et ajuste titre le surnom de Grand ; il avait, en effet, par son génie abattu la noblesse, pacitié ses états et fait avorter la croisade de 1285. Il laissa une nation unie et forte, avec un trône affermi, à son fils Alphonse.

Quant au comte de Foix qui s'était si gravement compromis dans cette guerre, on ne voit nulle part qu'il ait été inquiété pour ses terres de Catalogne. En France, il recouvra la possession des châteaux livrés par lui au roi. Philippe IV, effectivement, ordonna4 au sénéchal de Carcassonne de les lui rendre (Nîmes, 26 octobre).

Jacques de Majorque, au contraire, fut moins heureux que Roger-Bernard, car, avant de mourir, Pierre envoya l'in-

i. Bofarull, Hist. de Caialuna, t. III, p. 510-51 I.

2. On a beaucoup discuté sur le lieu delà mort de Philippe le Hardi ; de nombreux auteurs, M. de Bofarull notamment, le placent en Catalogne, à la suite de Muntaner. M. Lecoy de la Marche, au contraire, qui a le dernier étudie la question dans son beau livre : Les Relations politiques de la France avec le royaume de Majorque (t. I, p. i~'- 1-27 S . adopte la version de D. Vaissète et fait mourir Philippe III à Perpignan.

3. Bofarull, Hist. de Caialuna, t. III, p. 513-517. i. Vaissète, t. X, col. 1 07.

£ant Alphonse s'emparer des Baléares, afin de le punir de sa conduite pendant la récente guerre.

C'est de l'île de Majorque qu'Alphonse prescrivit à Etienne de Cardone, bailli de Lérida, de pourvoir à l'entretien de Constance de Foix, conformément aux instructions du roi son père1. La fille de Roger-Bernard, en effet, ne lui avait pas encore été rendue. En mettant le comte en liberté, Pierre III, sans doute, avait retenu celle-ci en otage ; ou bien, peutêtre, la gardait-il en garantie de l'exécution de l'accord du 27 mai 128i? Quoiqu'il en soit. Constance resta en Aragon jusqu'à la fin de l'année 1287. Un grand nombre de documents témoignent de ce fait, non moins que des traitements honorables qu'elle y reçut-.

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