‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 244 sur 358 · Arch. d'Aragon, reg. 66, f° 1T · texte numérisé non relu

Arch. d'Aragon, reg. 66, f° 1T

le comte avec les troupes de son ressort, si celui-ci ne levait pas immédiatement le siège du château ci-dessus. Roger-Bernard obéit, sans doute, aux ordres royaux; on peut, du moins, le supposer en l'absence d'autres détails sur cette guerre qui ne paraît pas avoir été bien sérieuse.

Nous sommes fort peu renseigné, du reste, sur les rapports de notre comte avec Alphonse III à cette époque. La chose est compréhensible, Roger-Bernard semblant alors s'être occupé beaucoup plus de ses affaires particulières que des querelles des rois de France et d'Aragon. Philippe le Bel et le roi de Majorque étaient, en efîet, sur le point de reprendre les hostilités contre Alphonse. La trêve n'avait pas abouti à une paix définitive, bien qu'elle eût été prolongée d'une année, au mois de septembre 1287 l. Elle ne tarda pas à être rompue car, dès le 29 janvier 1288. Philippe IV prescrivit2 aux sénéchaux de Beaucaire et de Carcassonne de faire publier qu'il n'existait aucune trêve entre lui et le monarque aragonais et d'interdire aux habitants du royaume de vendre, porter ou acheter des marchandises aux sujets de ce prince. Il leur enjoignit, en outre, de confisquer les terres qui pouvaient appartenir à ceux-ci dans leurs districts. Adam de Merolles transmit3 ces ordres au comte de Foix, au seigneur de Mirepoix, à la dame de Puvvert, etc.

La guerre en perspective dut inquiéter vivement le roi d'Aragon, d'autant j)lus qu'il n'avait pas encore fait la paix avec le pape et que Charles de Valois songeait toujours à conquérir la couronne que lui avait attribuée le Saint-Siège. L ne lettre4 d'Alphonse aux prud'hommes de Saragosse 18 février

Page 1