Bibl. nat., coll. Doat, vol. 176, f
2. Roger-Bernard paya seulement H .000 sous en argent comptant; le surplus fut représenté par l'engagement fait (même jour) à la comtesse de Paillars des revenus du château de Campmajor iDoat, vol. ITti. f° 179. — Analyse. Areli. dép. de l'Ariège, Inv. de Foix. p. 2io. caisse il-, n° 63.) Le même jour encore il lui donna, sa vie durant, une rente de 500 sous sur les quêtes de la vallée de Castelbon [Analyse. Inv. de Foix, p. 1, caisse 30, n" 1). Le 17 septembre, Blanche faisait au comte une nouvelle reconnaissance de la somme en question \hl., p. 2*3, caisse 54, n° 70) et ce dernier lui promettait à pareille date de lui rendre ces châteaux, lorsqu'il aurait été remboursé par elle [Copie. Arch. nat.. J 878, n" 2 .
290 RELATIONS DES COMTES DE FùlX AVEC LA CATALOGNE
Roger, avec Hugues de Malaplana, iils de Raimond d'Urg, fut pour lui. très probablement, la cause de la reprise des hostilités. Roger-Bernard se décida, cette fois, à suivre le vicomte et à l'appuyer vigoureusement. Jacques Rapprit1 cette levée de boucliers à Igualada et résolut aussitôt de secourir Sibille contre ses agresseurs.
Les troupes royales et celles d'Arnaud allaient en venir aux mains lorsque Raimond-Foulques de Cardone s'interposa au milieu des belligérants. Il persuada au vicomte de Couserans et à son fils de se rendre auprès du roi. Ceux-ci allèrent donc trouver Jacques II et promirent de lui remettre le jugement de leur cause ; de lui livrer également les châteaux de Lort et d'Escalon qu'ils avaient pris dans le comté de Paillars. Ces places devaient être données en commende à Guillaume de Anglesola, pour les tenir du roi, jusqu'au règlement du litige; après quoi elles seraient livrées à la partie qui aurait obtenu gain de cause. Les juges choisis par Jacques furent le maître du Temple, le comte d'Urgel et le vicomte de Cardone'.
Arnaud ne se pressant point, toutefois, d'exécuter ses promesses, le roi voulut terminer l'affaire avant la fin de la belle saison. Il vint à Lérida, marcha sur le pays de Paillars3 et alla camper devant le château de Lort qui était toujours au pouvoir du vicomte de Couserans. C'est, effectivement, du siège de cette place qu'il4 écrivit (2(ijuin) au comte de Foix,pour lui demander raison des plaintes portées contre lui par Blanche de Bellera, veuve de Raimond-Roger. Roger-Bernard était accusé par elle de ne pas vouloir lui rendre les forteresses engagées naguère, bien qu'elle offrît le remboursement de la somme prêtée.