Zurita, Anales, I. I. I'" :t
ROGER-BERNARD ET LES COMTÉS DE PAILLARS ET d'l'RGEL 299
une trêve de 50 ans ; et l'on confia les châteaux de Lort et d'Escalon à un tiers pour les tenir du roi, jusqu'à la fin de l'affaire.
Arnaud d'Espagne approuva1 les conditions de cet accord. Jacques ne tarda pas cependant à lui fournir le prétexte de recommencer les hostilités : ayant reçu de lui, effectivement, les châteaux cités à l'instant, il les livra à la comtesse Sibille. au lieu de les faire garder comme il avait été convenu, tant que la cause serait en instance -.
Roger-Bernard termina la présente année en concluant3 un paréage avec Bernard Saisset, évèque de Pamiers ; cet acte mit fin à ses longs démêlés avec ce prélat (3 novembre 1297). Les questions qu'on y régla sont intéressantes; l'on ne peut, toutefois, s'y arrêter ici, car nous avons hâte d'aborder l'histoire des luttes où se lança notre comte pour s'assurer la succession des domaines de Catalogne de sa belle-sœur, Guillelme de Moncade. Il s'y retrouva avec toute l'activité et l'ardeur de sa jeunesse. Achevons auparavant ce qui reste à dire de ses intrigues dans les comtés d'Urgel et de Paillars à la fin de ce siècle.
Franchises accordées pur Jacques II au comte d'Urgel et au vicomte ilAqer. — Ceux-ci donnent leurs domaines à Roger- Bernard ( 129 S).
Au moment d'entreprendre une expédition en Sicile contre son frère Frédéric, Jacques II voulut gagner le bon vouloir de ses grands feudataires ou, du moins, prévenir toute révolte de leur part pendant son absence. On peut expliquer par
1. 11 se trouvait alors en Gascogne, selon Zurita, Anales, t. I. f° 379.