‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 260 sur 358 · Vaissète, t. IX, p · texte numérisé non relu

Vaissète, t. IX, p

ce motif les faveurs dont il gratifia ' notamment Ermengand, comte d'Urgel, et Alvare, vicomte d'Ager (13 mars 4 298, n. st.). Il renouvela et confirma les privilèges que leur avait octroyés son frère Alphonse, annulant ainsi le traité que Roger-Bernard, tuteur des jeunes seigneurs, avait dû accepter (1278), pour obtenir de Pierre III la restitution de leurs terres. Le comté d'Urgel et le vicomte d'Ager étaient replacés, de la sorte, dans la même situation que du temps de Jacques Ior. Les ricombres et les habitants de ces pays furent absous, en conséquence, et dispensés, à perpétuité, de l'hommage et du serment de fidélité qu'ils devaient au roi à raison des accords faits avec Pierre III.

Jacques II essaya, en outre, de calmer les susceptibilités qu'il avait éveillées chez le comte de Foix par ses négociations pour l'achat des domaines de Guillelme de Moncade en Catalogne : Roger-Bernard lui avait fait présenter 2 à ce sujet (24 avril 1298) une protestation des plus catégoriques, y invoquant ses droits à la succession de Guillelme, droits reconnus par les rois d'Aragon eux-mêmes. Désireux de ne pas brusquer l'affaire il lui fit une réponse évasive et lui témoigna des intentions très favorables. Cela ne l'empêcha pas, il est vrai, de poursuivre un peu plus tard l'exécution de ses desseins ; mais il avait intérêt, pour le moment, à masquer ses véritables projets et a gagner du temps.

Le monarque voulut aussi, avant de partir, régler les anciens démêlés de sa couronne avec celle de Majorque. Il convint3 donc (2!) et 30 juin 1298) de restituer au roi Jacques les terres qu'il lui avait enlevées, à condition pour celui-ci de

i. Pièces juxt-i n" 132.

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